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Manifestations à Kuala Lumpur après la démission du Premier ministre

«Les politicards tuent la démocratie en Malaisie», dénonce une pancarte lors d'une manifestation à Kuala Lumpur, le 25 février 2020.
«Les politicards tuent la démocratie en Malaisie», dénonce une pancarte lors d'une manifestation à Kuala Lumpur, le 25 février 2020. G.Maréchaux/RFI

La Malaisie se cherche une nouvelle majorité et un Premier ministre pour remplacer Mahathir Mohamad, qui a démissionné le 24 février 2020. Il a toutefois accepté à 94 ans de rester le chef d'État intérimaire après sa démission. Mais ce changement parlementaire n'amènera vraisemblablement pas de renouvellement de la classe politique. Un immobilisme qui a amené des citoyens à se rassembler pour manifester leur mécontentement.

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De notre correspondante à Kuala Lumpur, Gabrielle Maréchaux

La prière du soir passée, ils étaient plus d’une centaine à braver la peur pour se rassembler place de l’Indépendance. « Regardez tous ces policiers ! Est-ce que c’est vraiment nécessaire ? Les gens ont peur d’aller dans la rue pour s’exprimer alors que c’est à eux, ça s’appelle l’espace public pour une bonne raison ! »

Fadiah Nadwa Fikri est aujourd’hui en colère, notamment contre les politiques en faveur de l’ethnie malaise qu’elle craint de voir s’amplifier : « Vous savez on ne peut pas gagner le coeur des gens avec une rhétorique raciste, ça ne va pas marcher, ça va juste nous diviser ça, ça sera à l’avantage de ceux au pouvoir ! ».

Pour Arief, l’espoir de 2018, quand cette nouvelle coalition était arrivée au pouvoir n’est plus là : « J’étais très optimiste, car c’était mon premier vote et le changement était fluide, il n’y a pas eu de sang versé, mais aujourd’hui je suis déçu et je ne suis pas le seul, j’étais optimiste aujourd’hui je suis réaliste ».

Un réalisme qui l’amène aujourd’hui à penser qu’il n’y aura pas de vrai changement sans renouvellement de la classe politique : « Je pense qu’il est important d’avoir de nouvelles élections, mais ce serait aussi pertinent d’avoir de nouveaux partis, les partis actuels sont au pouvoir depuis si longtemps et le parti au pouvoir Pakatan Harapan n’a pas réussi à instaurer de vrais changements. »

Ce mercredi pourtant, le roi de Malaisie continuera de recevoir tous les membres du Parlement individuellement pour décider de la formation d’une nouvelle majorité.

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