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La Chine injecte 70 milliards d'euros pour soutenir son économie

Prise de température des clients avant leur entrée dans une banque à Nantong, au centre de la Chine, le 25 février 2020.
Prise de température des clients avant leur entrée dans une banque à Nantong, au centre de la Chine, le 25 février 2020. STR / AFP

La Banque centrale chinoise a annoncé, vendredi 13 mars, une baisse du ratio de réserve obligatoire des banques, libérant 550 milliards de yuans (70,6 milliards d'euros) pour soutenir l'économie du pays.

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La mesure était nécessaire. L'économie de la Chine, déjà en plein ralentissement ces dernières années, a été frappée de plein fouet par deux mois de confinement partiel de la population en butte à la pire crise sanitaire depuis le Sras en 2003. Alors que l'épidémie est « pratiquement jugulée », selon Xi Jinping, l'heure est à la reprise de l'activité. Et pour les soutenir, il faut un plan de relance.

La Banque centrale chinoise a donc annoncé ce vendredi un déblocage des crédits pour les entreprises. Ce n'est sans doute qu'une première étape vers un plan plus large. Le ratio de réserve obligatoire des banques va baisser afin de libérer 550 milliards de yuans, l'équivalent de 70,6 milliards d'euros.

Le défi du coronavirus virus plus sérieux que la guerre commerciale

Ce ratio oblige les banques à conserver des liquidités auprès de la Banque centrale. Il sera abaissé dans une proportion d'un demi-point à un point de pourcentage à compter de lundi 16 mars. En réduisant les fonds qu'elles sont obligées de conserver auprès d'elle, la Banque centrale permet aux banques commerciales de prêter davantage aux entreprises pour soutenir l'économie réelle.

La dernière baisse remontait au 6 janvier. Pékin avait alors réduit le taux de réserve obligatoire d'un demi-point, injectant environ 100 milliards d'euros dans l'économie.

Alors que l'économie chinoise a subi l'an dernier le contrecoup de la guerre commerciale déclenchée par l'Amérique de Donald Trump, la Banque centrale avait déjà réduit ce taux à trois reprises.

Cependant, le coronavirus a lancé un défi autrement plus grave à l'économie chinoise, pratiquement paralysée en février par les mesures anti-épidémie prises par Pékin. Témoin du coup d'arrêt, l'activité manufacturière s'est écroulée le mois dernier à un niveau jamais atteint, selon l'indice officiel des directeurs d'achats publié fin février. Ce dernier est tombé à 35,7 contre 50 en janvier.

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