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Hong Kong: le soutien aux manifestations pro-démocratie en hausse, un an après leurs débuts

Manifestation de soutien à la libération de Chan Kin-man, l'un des leaders de la contestation pro-démocratie à Hong Kong, le 14 mars 2020.
Manifestation de soutien à la libération de Chan Kin-man, l'un des leaders de la contestation pro-démocratie à Hong Kong, le 14 mars 2020. ISAAC LAWRENCE / AFP

Le 29 mars 2019, le gouvernement de Carrie Lam déposait un amendement jugé liberticide à la loi sur l'extradition. L'étincelle qui allait déclencher le plus vaste mouvement de contestation contre le pouvoir de Pékin depuis Tiananmen.

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Le coronavirus ne l'a pas éteint, bien au coutraire. Le soutien aux revendications des manifestants pro-démocratie à Hong Kong s'est amplifié, même si les rassemblements ont dû s'interrompre à cause de la pandémie. C'est le résultat d'un sondage du Hong Kong Public Opinion Research pour l'agence Reuters, qui montre aussi un large manque de confiance à l'égard de l'exécutif hongkongais et de sa capacité à la gérer la crise du Covid-19.

Selon ce même sondage, 63% des personnes interrogées dans l'ancienne colonie britannique demandent toujours la démission de leur cheffe de l'exécutif, Carrie Lam. Ils étaient 57% en décembre dernier. 68% demandent le suffrage universel à Hong Kong, contre 60% en décembre, tandis que 76% exigent une commission d'enquête sur les violences policières durant les manifestations, contre 74% il y a quatre mois.

Un puis deux millions de Hongkongais dans la rue

Aujourd'hui, près de 60% des Hongkongais, selon le sondage, soutiennent le mouvement qui a débuté le 15 mars 2019 contre l'amendement à la loi sur l'extradition. Un amendement déposé formellement le 29 mars par le ministre de la Justice de Carrie Lam. Son objectif : autoriser l'extradition vers de nouveaux pays, dont la Chine continentale où la justice est sous étroit contrôle du Parti communiste.

La contestation a monté en puissance durant tout le printemps 2019 pour aboutir à des rassemblements massifs les 9 et 16 juin. Successivement, un puis deux millions de Hongkongais étaient descendus dans la rue, selon les chiffres des organisateurs.

Face au refus de Carrie Lam de retirer cet amendement jugé liberticide et malgré son retrait tardif en septembre, le mouvement est devenu le plus grand défi à l'autorité de la Chine populaire depuis les manifestations de Tiananmen en juin 1989, trente ans auparavant. D'abord pacifique, la contestation a viré à la confrontation et aux combats de rue jusqu'aux premiers jours de 2020.

Entrave au principe « un pays, deux systèmes »

Pour les manifestants, Pékin a clairement utilisé son pouvoir pour entraver les libertés publiques et un système judiciaire indépendant, malgré la promesse de respecter jusqu'en 2047 le principe « un pays, deux systèmes ».

« Il est tout à fait compréhensible que les manifestants aient utilisé des moyens extrêmes, a confié à Reuters Patrick Yeung, un ingénieur informatique de 32 ans. J'espère que Pékin cessera ses interférences dans les affaires de Hong Kong, ce qui permettrait de stabiliser la cité et d'apaiser la colère du peuple. »

De son côté, le gouvernement de Pékin nie toujours toute interférence et continue d'accuser l'Occident d'avoir fomenté les troubles.

À lire : Crise à Hong Kong: tout est parti d’un simple fait divers

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