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Reportage

Coronavirus: les jeunes Japonais ne respectent pas les consignes

Le quartier commerçant et d'amusement de Ginza à Tokyo, le 2 avril 2020.
Le quartier commerçant et d'amusement de Ginza à Tokyo, le 2 avril 2020. REUTERS/Issei Kato

Au Japon, où aucun confinement n'a encore été imposé à la population, environ 80 personnes ont été tuées par le coronavirus et on décompte près de 4 000 contaminations. C'est très peu pour un pays de 125 millions d'habitants, mais les autorités sont inquiètes : ces derniers jours à Tokyo, le nombre d'infections a été multiplié par quatre et, parmi ces malades, on trouve de plus en plus de jeunes.

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De notre correspondant à Tokyo,

Épidémie ou pas, beaucoup de jeunes Tokyoïtes continuent de sortir dans les bars, les boîtes de nuit où les clubs de karaoké. Les autorités déconseillent fortement ces lieux peu ventilés, mais le message a du mal à passer.

« Ce virus ne me fait pas trop peur, assure un jeune homme. En fait, il paraît qu'il est bénin dans 8 cas sur 10. »

« C'est un virus de vieux : moi je suis jeune et en pleine forme », lance un autre. « De toute manière, si je l'attrape, je l'expulserai de mon corps en dansant toute la nuit comme un fou », renchérit son voisin.

« Je sais que ce virus a tué beaucoup de gens à l'étranger, j'ai vu ça à la télé, commente une jeune fille. Mais... ça me semble si loin. Je ne me vois vraiment pas être moi aussi contaminée. »

Même les jeunes qui sont conscients du danger prennent le risque de fréquenter ces établissements.

« Ce n'est pas raisonnable, c'est clair, on ferait mieux d'être à la maison », concède l'un d'eux, tandis qu'un autre explique qu' « il y a tellement de bruit dans ces boîtes de nuit que, pour se comprendre, on est obligé de hurler et de se parler très près l'un de l'autre. Ça augmente les risques, c'est sûr. »

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« Rester enfermé tous les soirs à la maison, alors là, je ne le pourrais pas », s'exclame un jeune homme. « Après ma journée de travail, il faut que j'aille boire des bières jusque tard le soir. Ma vie serait un enfer sinon, je ne tiendrais pas le coup », assène son ami.

Les personnes âgées ne donnent pas forcément l'exemple aux jeunes. Nombre d'entre elles, malgré l'épidémie, passent toujours leurs journées dans les salles bondées de « pachinko », les machines à sous japonaises.

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