Accéder au contenu principal

Coronavirus: le Japon décrète l'état d'urgence et injecte de l'argent dans son économie

Face au coronavirus, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a déclaré l'état d'urgence, notamment à Tokyo. La capitale serait en train de perdre le contrôle sur la progression de la maladie.
Face au coronavirus, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a déclaré l'état d'urgence, notamment à Tokyo. La capitale serait en train de perdre le contrôle sur la progression de la maladie. EUTERS/Athit Perawongmetha

Face à l’accélération de l’épidémie de coronavirus au Japon, le Premier ministre Shinzo Abe a décrété l’état d’urgence dans sept régions du pays, dont Tokyo, à partir de ce mardi 7 avril et ce, pour une durée d’un mois. Le gouvernement donne en parallèle le coup d'envoi d'un grand plan de relance de l’économie. 

Publicité

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Le Japon suivait jusqu'ici le modèle suédois très libéral, essayant d'entraver le moins possible l'activité économique. Il comptait sur les habitudes d'hygiène très draconiennes de la population japonaise.

Avec un bilan de 73 décès et 3 650 personnes contaminées par le Covid-19, le Japon reste toujours moins touché que d'autres pays comme la France, la Suisse, l'Italie et les États-Unis. Mais le Premier ministre est contraint aujourd'hui par les médias et ses experts de déclarer l'état d'urgence notamment à Tokyo, car la capitale serait en train de perdre le contrôle sur la progression de la maladie.

C'est, malgré tout, un état d'urgence a minima que le Japon impose à sa population. Il n'a pas le pouvoir légal d'obliger les Tokyoïtes de se confiner ni celui de les sanctionner s'ils ne respectent pas les consignes. Le gouvernement s'appuie sur le civisme des Japonais et, plus encore, sur une pression sociale étouffante qui constitue une force de dissuasion massive.

Pour soutenir son économie, le gouvernement déploie plus de 920 milliards d'euros, le plus grand plan de relance jamais lancé jusqu'ici, équivalant à 20% de son économie.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.