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À Hong Kong, la police dissuade les manifestants de s'approcher du Parlement

Près de 300 manifestants ont été arrêtés dans plusieurs points de la ville, ce mercredi 27 mai.
Près de 300 manifestants ont été arrêtés dans plusieurs points de la ville, ce mercredi 27 mai. REUTERS/Tyrone Siu

Situation une nouvelle fois tendue à Hong Kong ce mercredi, où le Parlement local débattait en deuxième lecture d'un projet de loi punissant toute insulte à l'hymne national chinois.

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Le Legco, le Parlement hongkongais, était barricadé et gardé telle une forteresse par la police anti-émeute. La hantise des forces de sécurité étant que les manifestants puissent à nouveau prendre d’assaut le bâtiment, comme ils l’avaient fait l'an dernier. Pékin semble plus que jamais déterminé à étouffer toute agitation politique dans l’œuf.

Le dispositif a été dissuasif : les foules n’étaient pas au rendez-vous, et ce malgré les appels du mouvement pro-démocratie à sortir en nombre pour protester contre une loi qui criminalise tout outrage à l’hymne national chinois. Les Hongkongais ont tendance à huer l’hymne chinois quand il est joué dans les stades et des drapeaux chinois sont parfois brûlés, explique notre correspondante Florence de Changy. Et les autorités chinoises exigent que ces actes soient punis plus sévèrement que sous les lois actuelles. 

Certains irréductibles étaient bien présents. « Nous sommes là pour défendre notre liberté d’expression, expliquait une jeune femme citée par le South China Morning Post, sinon Hong Kong ne sera plus Hong Kong, mais juste une ville chinoise comme une autre. »

Tensions dans plusieurs points de la ville

Des tensions ont néanmoins eu lieu, principalement dans trois quartiers de la cité, Central, Causeway Bay et Mongkok où la police a interpellé plus de 300 personnes, y compris des écoliers en uniforme qui reprenaient pour la première fois depuis plus de quatre mois le chemin de l’école.

Selon les manifestants, la police a eu la main lourde tant sur les gaz lacrymogènes que sur les grenades de gaz au poivre, y compris à Central, à l’heure du déjeuner.

Demain jeudi, les Hongkongais auront une autre raison d’être en colère puisque le Parlement devrait donner son feu vert à une loi de sécurité nationale dont on ne connaît pas encore les détails mais qui, dans son seul principe, fait déjà très peur à Hong Kong.

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