Accéder au contenu principal
Santé, nutrition

Lait maternel : rien de meilleur pour le nouveau-né

Domaine public

Meilleures défenses immunitaires grâce aux anticorps transmis par la mère, réduction des risques cardio-vasculaires, prévention de l'obésité, construction plus sereine de la personnalité ... Têter le sein de sa mère présente un maximum d'avantages aux yeux des professionnels de santé et un atout en situation de crise. Des programmes d'action et de sensibilisation se multiplient pour favoriser l'allaitement.

Publicité

Si l'allaitement maternel progresse en France et atteint 54% des femmes, son niveau reste nettement inférieur à celui d'autres pays européens, où il atteint 95% en Finlande et en Norvège, 90% en Suède dont plus de 65% à l'âge de 4 mois. En outre il est de courte durée, puisque seulement 5% des femmes françaises allaitent encore leur enfant quand il est âgé de 4 mois, soit en moyenne 10 semaines (en France), alors que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande au minimum 6 mois, voire 2 ans et même au-delà. L'allaitement prolongé reste très rare en France, à l'inverse d'autres pays développés, la «proximité mère-enfant» suscitant la méfiance d'une partie du corps médical, déplore le pédiatre Marc Pilliot, président de la Coordination française pour l'allaitement maternel (Cofam).

Objectif allaitement maternel: un taux de 70% d'ici 2010

L'allaitement maternel est largement fonction des études et de la situation sociale. 75% des femmes ayant fait des études supérieures y recourent, mais seulement 45% de celles de niveau primaire ou collège. Les mères en état de précarité, souvent très jeunes, peu diplômées et sans emploi, allaitent peu.

Il existe par ailleurs beaucoup de disparités selon les régions (dans le Nord - Pas-de-Calais par exemple, elles sont moins de 50 %). Il est vrai que les femmes qui reprennent le travail ont souvent du mal à allaiter, en dépit de dispositions favorables du code du travail. L'objectif du Programme national nutrition-santé (PNNS) est d'arriver à un taux d'allaitement maternel exclusif à la naissance de 70% en 2010 et d'augmenter sa durée.

Pourtant, malgré l'amélioration de la qualité des laits maternisés, la qualité et la composition du lait maternel ne peuvent être reproduits. Ce lait est beaucoup plus digeste, et aucun autre ne peut s'adapter de façon permanente aux besoins du nourrisson. « L'allaitement est un élément important dans la lutte contre les effets de la précarité sur la santé des mères et des enfants », note la Cofam. Des études montrent que « le lait maternel est le lait le plus adapté pour les enfants prématurés, qui sont immuno-déficients »: il diminue très nettement la vulnérabilité des enfants aux infections tandis que donner son lait « aide la mère à supporter le stress de la situation ».

En août dernier, le docteur Félicité Tchibindat, conseillère régionale pour la nutrition au bureau régional de l’Unicef à Dakar, insistait au micro de Michèle Diaz sur le fait que l' allaitement maternel devait être exclusif pendant les 6 premiers mois de vie : on s’est rendu compte de son impact dans la réduction de la mortalité infantile.

L'allaitement est le moyen le plus efficace pour assurer la survie de l’enfant.

L'allaitement : un atout majeur contre la précarité

 

Rappelons que dans le cadre de la prise en charge des malades du sida, les femmes enceintes doivent bénéficier d’un traitement anti rétroviral et d’un suivi.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.