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Colombie

Menacé de mort, un journaliste vedette quitte son pays

Herbin Hoyos (à droite), durant son émission sur Radio Caracol, en compagnie de l'otage libéré Vaney Rodriguez le 6 juillet 2008 à Bogota.
Herbin Hoyos (à droite), durant son émission sur Radio Caracol, en compagnie de l'otage libéré Vaney Rodriguez le 6 juillet 2008 à Bogota. AFP

Le journaliste colombien qui ouvrait ses micros aux familles d’otages quitte son pays. Menacé de mort, Herbin Hoyos, présentateur de l’émission « Las voces del secuestro », « les Voix de l’enlèvement », dont on a tant parlé durant la captivité d’Ingrid Betancourt, aurait échappé jeudi à une tentative d’assassinat attribué à la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie, FARC.

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Avec notre correspondante à Bogota, Zoé Beri

Le journaliste annonçait à Bogota le lancement d’une nouvelle campagne pour les otages lorsque la radio Caracol, pour laquelle il travaille, l’a prévenu par téléphone : la guérilla préparait un attentat contre lui. La voiture de ses gardes du corps s’est accidentée un peu plus tard contre un camion qui voulait l’intercepter.

Herbin Hoyos, qui pendant 15 ans a ouvert les micros de son émission nocturne aux familles d’otages colombiens, se savait menacé. A six reprises déjà, la guérilla avait tenté de le faire taire. Un risque qu’il préférait ne pas évoquer publiquement.

Cette fois-ci, c’est le président Alvaro Uribe, en personne, qui a accusé les FARC de vouloir bâillonner ce défenseur de la liberté.

Herbin Hoyos part, mais il continuera à diriger les Voix de l’enlèvement de Madrid, où il pourrait s’installer pour plusieurs mois. Il n’est pas question pour lui d’abandonner l’émission qu’il avait créée après avoir été lui-même enlevé durant 17 jours en 1994.

Lors de sa libération, l’an dernier, Ingrid Betancourt avait dit que ses messages étaient ce qui lui avait permis de survivre. Le journaliste organisera, du 3 au 15 novembre, une caravane de motos à travers l’Europe pour rappeler que des dizaines de personnes sont encore dans la jungle.

 

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