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Sport/Architecture

L’extension du stade Roland-Garros

Simuli de vue depuis la rue Murat.
Simuli de vue depuis la rue Murat. Arte Factory/ Marc Mimram.

Quelques jours avant le démarrage de l'édition 2009 des Internationaux de France de Roland-Garros, le dimanche 24 mai 2009, l'architecte Marc Mimram a été choisi par la Fédération française de tennis pour réaliser le nouveau stade qui devrait accueillir la manifestation à l’horizon 2013/2014.

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C’est à l’unanimité du jury moins une abstention que le projet présenté par l'architecte français l’a emporté sur les trois autres candidats prestigieux qui restaient en lice : Paul Andreu, Renzo Piano et Christian de Portzamparc. Un projet qui, pour Jean Gachassin, président de la FFT,  « répond bien aux besoins fondamentaux du tournoi et à des critères esthétiques et architecturaux ». Il est vrai que l’architecte-ingénieur a à son actif la réalisation de plusieurs stades, essentiellement en France.  

Comme il est tout aussi vrai que les Internationaux de France accusent un retard conséquent sur les autres tournois du Grand Chelem, notamment en termes de superficie, de capacité d'accueil, et aussi de couverture en cas de pluie. Le nouveau stade, comportera donc un court central de 80 mètres de large sur 110 de long, qui pourra accueillir 14.600 spectateurs et sera doté d’une couverture mobile. Celle-ci, destinée à protéger de la pluie et de la chaleur, a été prévue également pour préserver les riverains des nuisances sonores. A cet effet Marc Mimram, désireux de construire « un stade ouvert que l’on couvre, et non un stade couvert que l’on ouvre », a conçu « un grand plissé solide, étanche par le dessus ». qui pourra se déployer et se replier en moins de dix minutes.

Les nouvelles installations comprendront également deux courts couverts annexes de 2500 et 1000 places, qui seront en grande partie recouverts d’un jardin public ouvert aux Parisiens en dehors des événements sportifs organisés par la Fédération.

L’ensemble sera construit sur le site du stade Georges-Hébert, à la Porte d’Auteuil, éloigné de quelque 500 mètres des installations actuelles, ce qui suscite pas mal d’interrogations. Quoiqu’il en soit une refonte du quartier s’impose, qui ne peut se faire sans l’adhésion au projet des riverains et des élus locaux. Le démarrage des travaux est prévu a priori pour  2011, mais « le projet sera certainement amené à évoluer en fonction des contraintes structurelles et urbaines », indique Gilbert Ysern, le directeur général de la FFT. Des discussions avec la Mairie de Paris vont être entamées.

 

Ingénieur des Ponts-et-chaussée, architecte diplômé, titulaire d’un DEA de philosophie, l’architecte français, né en 1955 à Paris, est professeur à l'École d'architecture de la ville et des territoires à Marne-la-Vallée. Depuis 1981, il développe au sein d’une même structure une double activité de bureau d’études et d’architecte-ingénieur.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages d’art et de projets architecturaux, en France et à l’étranger. Parmi ses réalisations, beaucoup de ponts et viaducs, onze au total, en France (entre autres à Chooz sur la Meuse, le viaduc de La Garde-Adhémar sur la ligne TGV Méditerranée), en Chine (dont les ponts de Feng Huang, à Ghangzhou ou ceux de Teda) ou encore au Maroc. Des passerelles (neuf), essentiellement en France, comme celles de Solférino sur la Seine à Paris, ou de Strasbourg/Kehl, sur le Rhin, mais aussi une en Chine et au Danemark.

Il a également à son actif des logements et des bureaux, à Paris et dans la région parisienne, des équipements sportifs, une quinzaine au total (stades, piscines et centres nautiques), principalement France, des équipements culturels (salles « Zénith », centres de congrès, multiplex cinématographiques…) ainsi que des infrastructures (Pylones EDF, péages autoroutes…) Parmi les projets en cours : des ponts sur la Loire à Nantes et sur la Vilaine à Rennes, un autre au Maroc, ainsi qu’un complexe aquatique à Mantes, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

Marc Mimram a été récompensé à diverses reprises par des prix d’architecture et du Syndicat de la Construction métallique en France et a reçu en 2005 l’insigne de Chevalier de l’Ordre national du Mérite.

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