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Tanzanie/ Recherche

Identification d’un virus qui provoque le sida chez le chimpanzé

© Wikipédia

Jusqu’à présent il était considéré que les virus d'immunodéficience simien (ou SIV) étaient bénins pour les espèces qui les hébergent. Une nouvelle découverte contredit cette affirmation, selon une étude publiée dans la revue Nature.

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En suivant pendant 9 ans des chimpanzés dans le parc national de Gombe, en Tanzanie, une équipe internationale de chercheurs est arrivée à la conclusion que le virus « SIVcpz, le précurseur immédiat du VIH-1 (de l'immunodéficience humaine) (*) est pathogène pour les chimpanzés sauvages ».

Une destruction des tissus lymphatiques analogue à celles des humains malades du sida ...

Il a été observé que, sur une population de 94 individus appartenant à deux groupes, la mortalité des 17 primates infectés par le SIVcpz était de 10 à 16 fois supérieure à celle des 77 chimpanzés exempts de ce virus : « Bien que basés sur un échantillon limité, les résultats suggèrent que le SIVcpz, tout comme le VIH-1 chez l'homme, a un impact très négatif sur la santé, la reproduction et l'espérance de vie des chimpanzés », ont expliqué les chercheurs.

Les scientifiques ont constaté qu' « une femelle, morte moins de trois ans après son infection par le SIVcpz, présentait des caractéristiques histopathologiques (analyse des tissus lymphatiques, ndlr) similaires à celles d'un sida en phase terminale ».

« Franchissement de la barrière des espèces »

Si le caractère pathogène de ce virus restait encore mal connu jusqu'à ce jour c'est qu'il était « impossible -jusqu'à récemment- d'identifier et de suivre des primates infectés dans la nature », expliquent les auteurs -parmi lesquels la célèbre primatologue britannique Jane Goodall.

Les primates africains sont naturellement infectés par plus de 40 virus d'immunodéficience simiens. Mais, à la différence des autres virus SIV, « les chimpanzés ont acquis le SIVcpz à une date relativement plus récente par franchissement de la barrière des espèces, à travers des singes qui sont leurs proies », relèvent les scientifiques.

(*)  Le VIH-1 serait lui-même une mutation d'un virus simien SIV qui aurait franchi la barrière des espèces, selon une théorie communément admise.

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