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Cuba / Médias

La blogueuse Yoani Sanchez privée de sortie

La blogueuse cubaine Yoani Sanchez à La Havane
La blogueuse cubaine Yoani Sanchez à La Havane Adalberto Roque /AFP

La blogueuse cubaine Yoani Sanchez n’a pas pu recevoir mercredi 14 octobre le prestigieux prix Cabot, remis par l'université new-yorkaise de Columbia. Elle n'a pas été autorisée à quitter son pays pour aller chercher le trophée, qui récompense les journalistes les plus méritants. Les autorités cubaines ont refusé un permis de sortie à l'une des plus célèbres blogueuse du pays, dont les écrits sont traduits dans 15 langues.

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Depuis deux ans, Yaoni Sanchez raconte la vie quotidienne à Cuba, sur son blog « Generation Y ». Dans un de ses derniers « posts », elle décrivait le paradoxe de la prévention contre la grippe porcine, dans un pays où une journée de salaire ne suffit pas à acheter un savon ordinaire.

Yoani Sanchez est très peu lue à Cuba même, où l'accès à internet est sévèrement contrôlé. Mais elle a plusieurs milliers de fidèles dans le monde entier. C'est ce qui a valu à cette philologue de 34 ans d'être distinguée par la prestigieuse université américaine de Columbia. Elle n'a pas été autorisée à se rendre à New York pour recevoir son prix.

« C'est la 4ème fois, dit-elle à RFI, qu'un permis de sortie m’est refusé. Ce refus ne me surprend pas. Nous les Cubains, nous sommes traités comme des petits enfants qui ont besoin de l'autorisation de papa pour sortir de la maison. Ca ne fait que confirmer le manque d'évolution sur le terrain des libertés publiques. En tant que blogueuse et journaliste citoyenne, ça me touche beaucoup que nous ayons les pratiques journalistiques les plus démodées de la planète. »

En 2008, la Cubaine avait été déjà récompensée pour ses écrits par le célèbre prix Ortega y Gasset du journalisme numérique, décerné en Espagne, et elle n'avait pas non plus été autorisée à avoir un visa pour s'absenter de Cuba.

Amnesty International dénonce une « mesure punitive inutile ».Yoani Sanchez, elle, se montre philosophe. « Le cyberespace est imparable : il ne nécessite ni visa, ni permis de sortie » écrit-elle sur Twitter.

 

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