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Environnement/ Pollution

La France retire 1500 pesticides de la vente

© Usda

La France est le plus gros utilisateur de pesticides en Europe. A la suite du Grenelle de l’environnement, le ministère français de l’Agriculture s’était engagé à réduire de moitié en dix ans la quantité d’insecticides et d’herbicides utilisés dans l’Hexagone. Au total, quelque 53 molécules à risque seront retirés d’ici 2010, parce qu’elles sont considérées comme « préoccupantes » pour l’environnement et la santé.

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Des indicateurs devraient être élaborés d'ici 2012 afin de calculer l'impact et les risques sur la santé et l'environnement inhérents à l’usage des pesticides, alors qu'il n'y a encore aucune donnée précise en la matière en Europe.

Le plan prévoit également la création d'un certificat de maîtrise des produits phytosanitaires que devront passer les agriculteurs à partir de 2010. Entre 2001 et 2005, ils ont réduit les volumes de produits largués sur leurs champs mais les substances utilisées étaient plus puissantes. Les traitements aériens seront à terme interdits. Le gouvernement veut également désigner 3 000 exploitations agricoles exemplaires dans ce domaine.

Il entend également réduire l'utilisation des pesticides dans les zones non agricoles, comme les espaces verts publics et les potagers des particuliers, qui représentent 10% des pesticides utilisés en France. Le ministère a justement prévu de sensibiliser les gestionnaires d’espaces verts des villes, des autoroutes et des abords de voies ferrées à l’utilisation de méthodes alternatives aux pesticides.

Un « bel essai à transformer »

Une campagne de communication sera lancée en 2010 auprès des jardiniers amateurs pour les inciter à « une plus grande tolérance de l’herbe ». Les industriels du secteur se sont insurgés : ces mesures sont « irréalistes, sauf si on considère que la France n'est plus un pays agricole et que nous serons obligés d'importer des produits agricoles de base », a estimé Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP), faisant valoir que les agriculteurs avaient déjà réduit de 40% l'usage des pesticides entre 1999 et 2006.

L’Association de défense de l’environnement, MDRGF, l'une des plus en pointe sur ce dossier, a pour sa part salué un « bel essai à transformer », tout en regrettant « la mention ‘ emploi autorisé au jardin’ », pas assez restrictive et sécuritaire selon elle : « Il serait plus pertinent d’en interdire le recours », souligne l’association. Le coût de ce plan est évalué à 206 millions d'euros sur les trois premières années.   

 

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