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Tunisie

1987-2007 : Zine el-Abidine Ben Ali, chronologie d'une prise de pouvoir

Zine el-Abidine Ben Ali, né le 3 septembre 1936 à Hammam Sousse, est président de la Tunisie depuis le 7 novembre 1987.
Zine el-Abidine Ben Ali, né le 3 septembre 1936 à Hammam Sousse, est président de la Tunisie depuis le 7 novembre 1987. DR

Le 7 novembre 1987, Zine el-Abidine Ben Ali succède au président Habib Bourguiba, alors écarté pour « sénilité ». M. Ben Ali fête le 20e anniversaire de son arrivée au pouvoir, et tout indique aujourd'hui qu'il brigue un cinquième mandat en 2009. Sous couvert de lutter contre la montée de l'islam en Tunisie, il a instauré un véritable système de répression. Retour sur ce qui fût jadis la « révolution du jasmin ».

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12 mai 1881 : La Tunisie passe sous protectorat français par le traité du Bardo.

20 mars 1956 : Déclaration de l’indépendance. Le pays devient Royaume de Tunisie sous le règne de Lamine Bey.

25 juillet 1957 : Destitution du dernier Bey et proclamation de la République. Le leader nationaliste Habib Bourguiba devient le premier président de la République tunisienne.

1er juin 1959 : Adoption de la première Constitution.

Avril à août 1987 : Manisfestation d'islamistes et attentats à Monastir au mois d'août. Le 27 août, sept membres du Mouvement de la tendance islamique sont condamnés à mort pour complot visant à renverser le régime. Le leader, Rached Ghannouchi échappe à la condamnation.


2 octobre 1987
: Habib Bourguiba nomme Zine el-Abidine Ben Ali ministre de l’Intérieur.

7 novembre 1987 : Zine el-Abidine Ben Ali invoque l'article 57 de la Constitution tunisienne et dépose pour « sénilité » Habib Bourguiba. Il devient président et chef suprême des forces armées.

25 juillet 1988 : Une révision de la Constitution supprime la présidence à vie et limite le nombre de mandats à trois, chacun d’une durée de cinq ans.

Janvier 1989 : Le MTI, Mouvement de la tendance islamiste, parti d’opposition, devient le Hezb Ennahda (« Parti de la renaissance ») et demande sa légalisation. Elle lui est refusée.

2 avril 1989 : Ben Ali, candidat unique, est élu président de la République au suffrage universel avec 99,27% des voix.

28 août 1992 : 35 membres du parti Hezb Ennahda sont condamnés à la prison à vie, dont le chef du mouvement, Rached Ghannouchi. Le Parti Hezb Ennahda est affaibli.

20 mars 1994 : Ben Ali, seul candidat en lice, est réélu avec 99,91% des voix. Son parti, le RCD, Rassemblement constitutionnel démocratique, remporte 144 sièges au Parlement. L’amendement du code électoral permet à l’opposition de remporter 19 sièges sur 163.

17 juillet 1995 : La Tunisie signe un accord de libre-échange avec l’Union européenne.

25 septembre 1999 : Des élections législatives et le premier scrutin pluralistes sont organisés. Ben Ali et deux autres candidats modérés, Mohamed Belhaj Amor et Abderrahmane Tlili, se présentent. Le président sortant est de nouveau réélu avec 99,44%. Le RCD remporte 91,6% aux législatives.

3 avril 2000 : Le journaliste, Taoufik Ben Brik, victime d'un harcèlement de la part des autorités tunisiennes, entame une grève de la faim pour exiger la restitution de son passeport qui lui a été confisqué un an plus tôt.

12 février 2001 : La justice annule les actes du Congrès de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme.

11 avril 2001 : Un attentat, revendiqué par al-Qaïda, sur l’île de Djerba fait 21 morts.

7 novembre 2001 : Ben Ali annonce une réforme de la Constitution destinée à garantir le pluralisme à l’élection présidentielle de 2004.

27 mai 2002 : Un référendum approuve à 99,52% la réforme de la Constitution. La limite des mandats présidentiels est supprimée, l'âge maximal pour se porter candidat est allongé, ce qui lui permettra de se présenter en 2004. L’immunité permanente est accordée au chef de l'État pour tout acte lié à ses obligations professionnelles.

24 octobre 2004 : Trois opposants, Mohamed Bouchiba, Mohamed Ali Halouani et Mounir Béji, se présentent à l'élection présidentielle, boycottée par les autres partis d’opposition. Ben Ali est réélu à 94,48% des voix.

3 juillet 2005 : Election d’une Chambre des conseillers, créée par la réforme de la Constitution. Introduction du bicaméralisme.

Septembre 2005 : La justice annule le Congrès de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme.

Octobre-novembre 2005 : Grève de la faim de huit opposants pour la défense des libertés publiques et la libération de prisonniers d’opinion alors que la Tunisie accueille le Sommet mondial de la société de l’information (SMSI), sous l’égide des Nations unies.

Décembre 2005 : création du « Collectif du 18 octobre pour les droits et les libertés », un mouvement regroupant des opposants de diverses tendances, y compris des islamistes.

4 janvier 2006 : Création d’une nouvelle « coalition démocratique » en rupture avec les islamistes.

12 janvier 2007 : Démantèlement d’un groupe terroriste de mouvance salafiste. Le 23 décembre et le 3 janvier, au sud de Tunis, des affrontements entre les forces de sécurité et les membres de ce groupe avaient causé la mort de 14 personnes.

17 février 2007 : Le RCD appelle Ben Ali à être candidat à l’élection présidentielle de 2009. La justice annule la convocation du Congrès national de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme.

14 juin 2007 : Le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, présente le XIe plan quinquennal de développement 2007-2011 projetant un taux de croissance supérieur à 6%.

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