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Irak

Etat d'alerte maintenu

Les bâtiments du ministère de la Justice gravement endommagés par l’attentat perpétré le 25 octobre sont placés sous haute surveillance.
Les bâtiments du ministère de la Justice gravement endommagés par l’attentat perpétré le 25 octobre sont placés sous haute surveillance. Ali al-Saadi / AFP

Les forces sécurité sont en état d'alerte depuis le double attentat à la voiture piégée, dimanche 25 octobre, qui a touché le centre de Bagdad. Selon le ministère de la Santé le bilan serait de 99 morts, mais celui de l'Intérieur avance d'autres chiffres : 155 tués et plus de 500 blessés. Le Premier ministre, Nouri al-Maliki, accuse des groupes terroristes qu’il qualifie « d’ennemis » de l'Irak. 

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Al-Qaïda, la mouvance jihadiste qui s’est implantée en Irak après l’invasion américaine de 2003 et qui est à l’origine d’attaques contre l’armée américaine, mais aussi contre la majorité chiite irakienne, a peut-être montré hier qu’elle pouvait encore replonger l’Irak dans les scènes de cauchemar que le pays a trop souvent connu depuis six ans.

Toutefois, son niveau de nuisance a reculé en Irak ces deux dernières années, notamment avec le retournement de certaines tribus sunnites irakiennes qui, après avoir combattu au côté de la mouvance al-Qaïda, ont commencé à lutter contre cette dernière.

Un autre groupe est montré du doigt par le pouvoir irakien dans cet attentat : il s'agit du parti Baas de Sadam Hussein, jadis tout puissant en Irak et dont certains membres sont restés actifs en menant une guérilla sur le sol irakien ou à l’étranger, notamment en Syrie.

Il faut rappeler qu’avant les attaques meurtrières d’hier, l’Irak avait connu en août une série d’attentats comparables qui visaient déjà des bâtiments officiels.

Les dirigeants irakiens avaient alors mis en cause la Syrie, l’accusant d’héberger les cerveaux de l’opération, d’anciens baasistes irakiens. L’affaire avait provoqué une brusque crispation des relations qui venaient à peine de se normaliser entre Bagdad et Damas. Il se pourrait que la tuerie d’hier accentue encore cette brouille entre l’Irak et la Syrie.

Ce climat tendu fait craindre en Irak de nouveaux bains de sang pendant la campagne présidentielle ainsi que des difficultés pour le Premier ministre al-Maliki qui tente de se présenter avec un bilan sécuritaire en progrès et des doutes sur la stratégie militaires des Etats-Unis, alors que les troupes américaines se sont retirées des grandes villes irakiennes l’été dernier et que ce processus doit se poursuivre dans les deux prochaines années.

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