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Union africaine / Afrique du Sud

Le Parlement panafricain en quête de pouvoir

Vue de la salle du Parlement panafricain en Afrique du sud.
Vue de la salle du Parlement panafricain en Afrique du sud. pan-african-parliament.org

Le Parlement panafricain (PAP), organe consultatif de l’Union africaine a ouvert, ce 26 octobre, à Midrand près de Johannesbourg, sa session de travail. La cérémonie officielle du début des travaux s’est tenue en présence de Jean Ping, le président de la Commission de l’Union africaine. Jacob Zuma, le président sud-africain, qui a prononcé le discours d’ouverture, ce matin, s’est déclaré en faveur d’un renforcement des pouvoirs du Parlement panafricain. 

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Jacob Zuma a lu un discours volontariste qui se présente comme un véritable agenda panafricain. Il s’est prononcé pour plus d’intégration, plus d’harmonisation sur le continent, afin de produire à terme, un programme commun pour l’Afrique et même un gouvernement d’union pour le continent.

« Nos chercheurs, nos scientifiques travaillent encore chacun de leur côté », a déploré Zuma, ajoutant : « Nos devises nationales constituent des freins au commerce, nos réseaux de transport sont insuffisants. Les habitants de certains pays africains doivent encore passer par l’Europe pour rendre visite à leurs voisins en Afrique (…) C’est une blague qui a trop duré », a martelé Jacob Zuma.

Le président sud-africain a aussi quelque peu brusqué les membres du Parlement panafricain. « Si vous ne débattez pas du projet démocratique, si vous ne délibérez pas sur les questions essentielles de la paix, de la stabilité, alors, l’institution à laquelle vous appartenez ne servirait à pas grand-chose », a dit le président à Midrand, ce matin. « Vous êtes la voix de l’Afrique, mais on n’entend pas assez cette voix », leur a reproché Jacob Zuma.

Les enjeux de cette session

Pour le moment, le Parlement panafricain exerce un rôle purement consultatif. Cette session vise justement à préparer le terrain pour le transformer en institution, dotée de pouvoirs législatifs, objectifs soutenus par Jacob Zuma.

Il s’agit dans un premier temps de ménager les souverainetés nationales, car le Parlement se limiterait à ratifier à la place des Parlements nationaux les traités et les conventions de l’Union africaine. Il faudrait pour cela que les membres du Parlement panafricain soient directement élus lors d’un scrutin spécial qui pourrait se tenir avant 2011. C’est, en tout cas, le souhait du nouveau président du Parlement panafricain, Moussa Idriss Ndele.

Enfin, les nouveaux députés du Niger n’étaient pas présents ce matin. Et, le président du Parlement panafricain attend que le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine adopte une position face aux événements politiques dans ce pays. Une décision est attendue, en principe, ce jeudi 29 octobre.

Le Parlement panafricain (PAP), créé en 2004, espère se voir confier à terme des pouvoirs. Un objectif ambitieux car, pour cela, les Etats membres devront renoncer à des pans de leur souveraineté nationale. Les attributions du Parlement panafricain sont limitées, mis à part les missions d’observation d’élection sur le continent. Son action est peu visible et le porte-parole de l’Assemblée, Khalid Dahab, espère que le Parlement se verra prochainement doté de véritables pouvoirs législatifs dans le domaine de la liberté de circulation des biens et des personnes ou encore pour ratifier les conventions et les traités de l’UA, si possible dès 2011.

« De nombreux traités de l’Union africaine ne sont pas ratifiés par les Parlements nationaux », c’est plaint Khalid Dahab avant d’ajouter que « ce serait un pas de plus vers le concept des Etats-Unis d’Afrique ». Les 230 députés, cinq par Etats membres se retrouvent deux fois par an à l’occasion de cessions ordinaires auquel il faut ajouter deux sessions statutaires.

L’Afrique du Sud a financé la construction du Parlement et en assume les frais de fonctionnement. En revanche les billets d’avion, les frais d’hébergement et de restauration sont à la charge des Etat membres. L’Union africaine avait dû intervenir en 2007, car certains députés avaient pris l’habitude de réclamer des remboursements pour des frais engagés en Afrique du Sud en dehors de toutes cessions officielles.

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