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Revue de presse Afrique

A la une : Ben Ali réélu

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A la une du site internet de La Presse, premier quotidien tunisien, vous trouverez des photos du président Ben Ali et de son épouse qui accomplissent leur devoir électoral, qui déposent donc leur bulletin dans l'urne. Le tout accompagné de commentaires très positifs. Pour La Presse, c'est assez simple : les élections générales se sont déroulées à merveille,  «dans la transparence et le respect du code électoral». Pour couronner le tout, il y avait en plus «une affluence massive dans les bureaux de vote», «une affluence remarquable de la part des citoyens pour élire le président de la République pour les cinq prochaines années à venir».

Sauf que, pour cette élection, il n'y a pas eu vraiment de suspens. Tout le monde connaissait l'issue du scrutin notamment les journaux burkinabés. Ben Ali va l'emporter «haut la main», écrit le quotidien Le Pays. «Il sera réélu pour un 5ème mandat, affirme L'Observateur, et pas besoin pour cela d'attendre les résultats d'une quelconque commission électorale. » Le vainqueur, ça ne fait pas de doute, c'est l'actuel président. « Reste juste à savoir avec quel score. » Et le verdict est tombé ce lundi matin: 89,62% des voix.

L'Observateur a d'ailleurs sorti sa calculette pour faire les comptes. Et le résultat, là aussi, est sans appel. Avant le scrutin, Ben Ali a eu le droit à 97,22 % de l'espace consacré par la presse écrite à la campagne électorale dans sa première semaine. C'est ce qu'affirme un rapport de cinq associations dont la Ligue tunisienne des droits de l'homme. Je rappelle que le président avait face à lui trois candidats qui ont donc dû se partager le reste à savoir les trois autres petits pour cent.

Dernier mandat « en principe »

Des candidats de l'opposition ou plutôt, selon Le Pays, «des figurants». Les véritables adversaires de Ben Ali «s'échauffent -eux- pour 2014», donc pour les prochaines élections. Ben Ali a été réélu mais ce sera son dernier mandat. A 73 ans, le chef de l'Etat va bientôt atteindre la limite d'âge légale pour être élu président.

Dernier mandat «en principe», souligne Le Potentiel, quotidien de la République démocratique du Congo. On en est plus en somme à une modification près, estime Le Pays. Ben Ali avait bien abrogé la présidence à vie instituée par son prédécesseur. Il avait fixé à trois le nombre de mandat présidentiel. Mais en 2002, ce verrou a sauté. Le nombre de mandats en Tunisie n'est plus limité et l'âge maximum pour être candidat à présidence a été repoussé de 70 à 75 ans.

Ben Ali, on l'a répété tout au long de la campagne, n'a évidemment pas que des défauts. Il a notamment à son actif un bilan économique satisfaisant. C'est lui, rappelle Le Pays, qui « a hissé la Tunisie au rang des pays émergents »... La Tunisie -du coup- souvent qualifiée «de dragon de l'Afrique»… Le pays est d'ailleurs devenu, rappelle Le Potentiel, «l'un des centres convergents des capitaux étrangers sur le continent».

Pour le reste, le tableau est moins reluisant. Ben Ali «a réduit au silence ou à sa plus simple expression toute velléité de contestation» écrit L'Observateur. «Droits de l'homme bafoués, opposants bâillonnés, journalistes embastillés, un Etat policier en résumé».

Cessez-le-feu illimité du Mend

Au Nigeria, à la Une du quotidien The Vanguard, on trouve un dessin. On y voit un militaire et un militant du Mend armés jusqu'aux dents. Ils ont accoudés d'un côté et de l'autre d'un baril de pétrole. Ils se regardent du coin de l'œil en grimaçant mais gardent leur fusil à l'épaule.  Et voici le titre de The Vanguard ce lundi matin (c'est le même d'ailleurs que celui de This Day, un autre journal nigérian) : «Le Mend décrète un cessez le feu illimité

Le Mend est le mouvement d'émancipation du delta du Niger, le principal groupe armé du sud du pays, une région très riche en pétrole. Il avait déjà déclaré une trêve des hostilités cet été mais elle est arrivée à échéance la semaine dernière. Cette fois donc, le Mend a décidé de faire taire les armes pour une durée illimitée. Objectif : «encourager le dialogue avec le gouvernement fédéral en vue d'arriver à une paix durable dans le delta du Niger».

Le Mend réclame que les revenus du gaz et du pétrole de la région soient mieux distribués, que les populations locales puissent en bénéficier. La semaine dernière, d'ailleurs, les autorités ont fait un geste dans ce sens. Elles ont proposé de verser 10% des revenus pétroliers supplémentaires directement à ces populations. Cette mesure doit encore être validée par le Parlement. Ce qui est loin d'être gagné.

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