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Revue de presse des Amériques

A la une : Un complice de Bernard Madoff se noie dans sa piscine

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Aux Etats-Unis, les journaux reviennent ce matin sur la fin tragique de Jeffry Picower. Ce richissime avocat était « l’un des principaux acteurs du scandale Bernard Madoff » et il a été retrouvé dimanche au fond de sa piscine, dans sa luxueuse villa de Palm Beach, en Floride, comme le rapporte le Palm Beach Post. Ce quotidien local publie une rare photo de Jeffry Picower, aux côtés de son épouse Barbara – c’est elle qui a découvert le corps et l’a sorti de l’eau avec l’aide d’une domestique.

« La réputation de généreux philanthrope de Jeffry Picower avait été sérieusement écornée quand les enquêteurs ont découvert qu’il avait été bénéficiaire de l’escroquerie de Bernard Madoff », ajoute le journal. Au départ, les Picower ont été présentés comme des victimes du scandale, rappelle le New York Times, puisque la fondation caritative qui portait leur nom a dû fermer ses portes après la découverte de la fraude financière, qui vaut à son principal instigateur de purger actuellement une peine de 150 ans de prison. Et puis l’enquête a révélé que le couple avait en fait reçu plus de 6 milliards de dollars de Bernard Madoff ces vingt dernières années.

« La mort de Picower ferme une autre porte pour les victimes de l’affaire Madoff », constate le Palm Beach Post, après la décision de Madoff de plaider coupable, ce qui lui a évité un procès public. Le quotidien explique d’ailleurs que Jeffry Picower était un homme particulièrement secret, qui tout en distribuant généreusement des millions pour la défense des droits de l’homme ou pour la recherche médicale se tenait soigneusement à l’écart du tourbillon social de Palm Beach, où il résidait.

Une enquête est en cours pour déterminer les causes du décès. Le New York Post a déjà tranché avec ce titre tapageur : « Le pote de Madoff s’est noyé dans son argent ».

Le jeu vidéo du Pentagone sur l’Afghanistan

L’Afghanistan est aujourd’hui encore à la une de la presse américaine, avec de nouvelles révélations sur la stratégie américaine en cours de révision. Le Washington Post nous emmène au cœur des délibérations secrètes qui sont en cours, avec un article étonnant sur le recours aux jeux vidéos.

Le Pentagone a effectué une simulation secrète de deux scénarios de renforts de troupes, révèle le journal. Le premier, qui prévoit l’envoi de 44 000 hommes supplémentaires, a été baptisé « contre-insurrection à grande échelle ». Le second, entre 10 000 et 15 000 soldats et Marines en plus seulement, c’est l’option « contre-terrorisme plus ».

Les deux options ont été simulées sous forme de jeu vidéo ultra-confidentiel, que le Washington Post appelle le « Pentagone secret war game ». C’est le chef d’état-major interarmées, le général Mike Mullen en personne, qui était aux commandes de ce jeu pas tout à fait comme les autres, destiné à tester les réactions possibles des talibans, des gouvernements afghan et pakistanais, ainsi que des alliés de l’OTAN. « Nous essayons de simuler les différentes options pour essayer de comprendre leur implication pour l’ennemi et pour la population afghane », confie un officier américain sous couvert d’anonymat. L’objectif, c’est d’aider Barack Obama à prendre une décision sur cette question-clé du nombre de troupes supplémentaires à envoyer en Afghanistan.

Les Haïtiens déçus par Barack Obama

Barack Obama est attendu lundi à Miami en Floride, où vit une importante communauté haïtienne. C’est l’occasion pour le Miami Herald de faire un bilan de la politique haïtienne de Barack Obama. Le premier président noir des Etats-Unis a beau avoir déclaré en juillet qu’il était « très bien disposé » à l’égard de la première République noire du monde, les militants de la cause haïtienne ont malgré tout le sentiment « d’être menés en bateau », explique le journal. Ce qui est en cause, c’est le sort des 30 000 Haïtiens en situation irrégulière aux Etats-Unis. La Maison Blanche s’est pour l’instant toujours refusé à leur accord le fameux « TPS » (Temporary Protected Status), un statut temporaire qui évite le rapatriement forcé.

Le Miami Herald s’intéresse aux implications de ce débat autour du TPS sur la politique locale en Floride : le représentant démocrate noir Kendrick Meek, a décidé se lancer à l’assaut du Sénat l’année prochaine. Et pour avoir une chance de l’emporter, il a absolument besoin du vote des Haïtiens-Américains.

Kendrick Mick est l’un des meilleurs défenseurs de l’immigration haïtienne mais il reconnaît aussi que ce n’est pas gagné avec la Maison Blanche. « Le TPS pourrait bien ne pas arriver aussi vite qu’on le voudrait, mais je peux vous assurer qu’Obama a déjà fait des avancées que Bush n’aurait pas fait en 100 ans », explique l’élu démocrate au Miami Herald. Ces bonnes paroles ne suffisent pas, pour l’instant, à calmer la frustration des Haïtiens…

« This is it… », J-2

Plus que deux jours avant la sortie mondiale du film posthume sur Michael Jackson ! En attendant, tout le presse spécule sur cet autoproclamé « film-événement », que personne n’a encore vu. Ce sera une « mosaïque musicale » explique le réalisateur, Kenny Ortega, cité par USA Today. Celui qui était le chorégraphe du roi de la pop explique qu’il ne voulait pas, au départ, faire ce film, tellement il était accablé de chagrin par le mort de son ami Michael, raconte le Chicago Sun Times. Ce qui l’a fait changer d’avis ? Il a pris conscience, dit-il, de sa responsabilité envers les fans du chanteur.

L’un des frères de Michael, Jackie Jackson, a trouvé le film « fascinant » révèle le site internet TMZ. Cela change du reste de la famille, qui, au mieux, s’est enfermée dans le silence, au pire, a dit tout le mal qu’elle pensait de cette initiative qui s’annonce déjà très lucrative.

Le film ne sera à l’affiche que dans deux semaines…

 

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