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Revue de la presse française

A la une : deux attentats, au Pakistan et en Afghanistan

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A la une ce matin : deux attentats, hier. Au Pakistan, l’attaque sur un marché bondé de Peshawar a fait plus de 100 morts. Et en Afghanistan, les terroristes s'en sont pris aux Nations unies. Cinq employés de l'ONU on été tués. Attentat en plein cœur de Kaboul.
« Afghanistan, Pakistan. Les talibans mettent la pression sur Barack Obama » titre le Figaro ce matin. Barack Obama doit bientôt dire s’il envoie ou pas des troupes supplémentaires en Afghanistan pour venir à bout de l'insurrection islamiste qui sévit des deux côtés de la frontière.

Soldats français tués en Afghanistan : les familles de victimes portent plainte

Les talibans qui ont aussi frappé les soldats français. Le coup le plus rude porté à l'armée, c'était il y a plus d'un an, le 18 août 2008. Neuf militaires français tombaient dans une embuscade dans la vallée d'Uzbin. Aujourd'hui, deux des familles de ces victimes demandent des comptes. Elles ont décidé de porter plainte contre X devant le tribunal aux Armées de Paris pour « mise en danger délibérée de la vie d'autrui », révèle Le Parisien. Mis en cause donc : les officiers accusés d'avoir pris des mauvaises décisions qui ont coûté la vie à ces neuf soldats français. Une initiative sans précédent.

A la une aussi : Charles Pasqua condamné à un an de prison ferme dans le procès de l'Angolagate et qui demande la levée du secret défense. L'ancien ministre de l'Intérieur ne veut pas tomber seul dans cette affaire. Il affirme que tout le monde au gouvernement était au courant de ce trafic d'armes à l'époque. Et, dans Le Figaro, cette fois, il porte des accusations précises.

Pasqua a de quoi « faire tomber dix fois la République »

A la question : « qui visez-vous ? » Il répond : « Le président de la République, le Premier ministre, le ministre des Finances et de la Défense. Tous les quatre étaient forcément au courant. » A la question : « de quelle période parlez-vous ? » Il répond : « sous le mandat de François Mitterrand de 93 à 95 puis sous la présidence Chirac de 95 à 98, plus les deux Premiers ministres concernés que sont Edouard Balladur et Alain Juppé ».

« Au seuil de la prison donc, Monsieur Pasqua dont on s'est beaucoup moqué des RODOMONTADES fleurant le Pastis, écrit Francis Brochet du quotidien Le Progrès, ne fait plus rire (...) L'homme qui savait tout sans rien dire menace aujourd'hui de parler. » Et attention, prévient La Nouvelle République du Centre-Ouest, l'ancien ministre « a vraiment de quoi faire tomber dix fois la République ! »

La présidence de l’Europe : le combat de David contre Goliath

On reste dans la politique avec deux photos en première page du Monde, celles de Jean-Claude Juncker et de Tony Blair, avec cette question du quotidien : « qui sera le visage de l'Europe ? »  Même si le traité de Lisbonne n'a pas encore été signé par la République Tchèque, le combat pour le poste de président du Conseil Européen (une fonction créée par ce nouveau texte) est déjà engagé. Avec d'un côté, d'après Le Monde, Goliath à savoir Tony Blair, l'ex-Premier ministre travailliste du Royaume-Uni. Et de l'autre David, Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg.

Autant le premier est charismatique et il permettrait d'incarner un véritable leadership européen cher notamment à Nicolas Sarkozy. Autant le deuxième ne l'est pas du tout. Mais gros caillou dans la chaussure de Tony Blair : il est le représentant d'un pays qui n'est ni dans la zone euro, ni dans l'espace Schengen. Comme quoi David va peut-être encore terrasser Goliath.

Les autorités françaises sous influence des labos ?

On termine avec la une du Parisien : « Quand les labos financent les experts de la grippe A ». Le quotidien pose la question : les autorités françaises sont-elles « sous influence » de ces laboratoires ? L'épidémie de grippe A représente un marché énorme. La France a déjà commandé des vaccins pour un montant de 900 millions d'euros.

Concrètement donc, est-ce que ces labos ont poussé à la dépense en grossissant les risques de l'épidémie ? Le Parisien met en tous cas en avant un exemple de collusion d'intérêts assez frappant. Le cas du groupe d'expertise et d'information sur la grippe. Ce groupe est présidé par le professeur Bruno Lina qui est aussi l'un des experts officiels auprès du ministère de la Santé sur la grippe A. Or ce groupe est financé à 100 % par cinq laboratoires qui produisent des vaccins contre cette maladie.

Au ministère de la Santé, d'après Le Parisien, on est du coup « assez embarrassé ». Et on explique que Bruno Lina intervient auprès de Roselyne Bachelot parce qu'il est « l'un des meilleurs experts sur la grippe A » et non pas au titre de président du comité scientifique du groupe d'expertise et d'information sur la grippe.

 

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