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Revue de presse Afrique

A la une : la Fête des Morts célébrée en Afrique

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Une revue de presse Afrique, version allégée ce matin. De nombreux journaux du continent font relâche en raison de la Fête des Morts ce lundi qui fait suite à la Toussaint, la fête de tous les saints, célébrée hier. Les fêtes religieuses sur le continent, qu’elles soient musulmanes ou chrétiennes, sont toujours largement suivies et respectées, surtout dans les pays où les deux grandes religions cohabitent. Ainsi au Gabon, le site Gabonews note que « les Librevillois ont envahi hier les cimetières de la capitale pour nettoyer les dernières demeures de leurs proches disparus et leur rendre hommage. (…) Certains, relève le site d’information, ont même organisé des repas sur les tombeaux, savamment aménagés, et les personnes qui passent sont invitées à partager bières et gâteaux. » Bref, conclut Gabonews, ces fêtes de la Toussaint et des Morts sont certes des jours de « recueillement », mais aussi l’occasion de « réjouissances »…

Des chemins différents pour arriver au sommet

Dans un registre plus traditionnel, le quotidien Sud au Sénégal, dans son édition de samedi, nous rappelle qu’en ce lundi, « nous fêtons nos morts comme un moyen physique de rester proches d’eux, tout en balisant le chemin de l’attente ».

Et le quotidien sénégalais de citer cette pensée de Théodore Monod, cet humaniste français, grand amoureux du désert : « quelle que soit notre religion, il y a une montagne unique, la même pour tous, que nous gravissons les uns et les autres par des sentiers différents. Mais nous avons tous l’ambition et l’espoir de nous retrouver au sommet, dans la lumière, au-dessus des nuages. »

A quand la présidentielle en Côte d’Ivoire ?

Peu de place pour l’actualité des vivants en cette fête des Morts donc… Les quelques journaux qui paraissent ce lundi reviennent sur une actualité qui n’est guère trépidante. Ainsi, Le Républicain au Mali s’attarde sur le feuilleton électoral en Côte d’Ivoire. « Ce n’est plus une probabilité mais une certitude, écrit-il, que la Côte d’Ivoire ne respectera pas la date butoir du 29 novembre fixée pour son élection présidentielle à chaque fois reportée depuis cinq ans. » Malgré les récriminations de l’opposition, constate Le Républicain, « toutes les parties s’accordent à dire que le délai initial ne peut être tenu, sauf à passer par pertes et profits les près de deux millions de personnes qui ne sont pas encore recensées et à se passer de l’affichage, dans les délais impartis, des listes électorales. »

Pour le quotidien malien, « on est face à dilemme : si les élections se tiennent le 29 novembre, ses résultats seront incontestablement dénoncés soit par l’opposition soit par le camp Gbagbo. Et si elles sont reportées, on peut toujours craindre pour la poudrière ivoirienne. (…) Les regards n’auront jamais autant convergé, remarque Le Républicain, vers le médiateur Blaise Compaoré. »

« La crédibilité de tout le monde en prend un coup ! »

Même incertitude pour Le Pays au Burkina. Ce dernier constate que « pour le moment, tout le monde ou presque se prépare à accueillir l’annonce prochaine d’un report de la présidentielle de novembre. Reste à savoir si elle contribuera à résoudre des problèmes déjà existants ou si au contraire, elle contribuera à en générer de nouveaux. »

En tout cas, sur place en Côte d’Ivoire, la campagne électorale se poursuit, même si elle n’est pas encore officiellement engagée. Les différents journaux suivent les meetings des uns et des autres, en évitant soigneusement ce sujet délicat du report des élections. Un commentaire toutefois ce matin, celui de Jacqueline Oble, la seule femme candidate à la présidentielle ivoirienne… Interrogée par le quotidien L’Inter, elle s’insurge contre le report du scrutin : « à force de reporter ces élections, la crédibilité de tout le monde en prend un coup, affirme-t-elle. Aussi bien celle de la Commission électorale indépendante que celle de toutes les structures engagées dans l’organisation des élections. »

Soudan : nord contre sud ?

Et puis autres élections : les élections générales au Soudan qui doivent avoir lieu en avril prochain. Le Potentiel au Congo démocratique parle de « confusion ». En effet, remarque le quotidien congolais, « alors que les soudanais ont commencé hier dimanche à s’inscrire sur les listes électorales, le président de la région autonome du sud-soudan, Salva Kiir, a appelé la population à se prononcer pour l’indépendance lors du référendum prévu en 2011. » Un pavé dans la mare qui risque, estime Le Potentiel,  « d’ajouter aux tensions déjà fortes entre le SPLM, au pouvoir dans le sud donc, et le Parti du Congrès national, au pouvoir dans le nord. »

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