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Yannic Glowitz: « Pour moi, c’est quelque chose de lointain. »

Yannic Glowitz.
Yannic Glowitz. DR

Que signifie la chute du Mur pour un Allemand né après le 9 novembre 1989? Pour Yannic Glowitz, lycéen de 18 ans à Berlin Ouest, les jeunes générations ne sont pas assez informées sur cet événement historique. 

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« Pour moi, c’est quelque chose de lointain. Quand je vois des documentaires sur la chute du Mur à la télévision, je me doute que beaucoup de gens étaient très heureux. Ils ont pu retrouver leur famille par exemple qui vivait dans l’autre Allemagne. Et quand je vois ces images, ça me touche aussi ». Pour Yannic Glowitz, la chute du Mur de Berlin fait partie d’une autre époque. Ce lycéen de Berlin-Ouest de 18 ans n’était pas né lorsque l’événément a eu lieu. Il le connaît à travers ses parents, les médias ou ce qu’on lui en a appris à l’école. De plus, il vit dans une ville où les traces du Mur sont certes devenues très discrètes mais où le passé reste plus présent que pour un jeune Allemand de Cologne ou Munich. 

Dans quelques mois, Yannic Glowitz passera le bac. Il faut tenir les programmes et les événéments d’il y a vingt ans ne sont pas forcément la priorité. « Dans les dernières semaines, on en a parlé et je pense que ça va être encore plus le cas à l’approche du 9 novembre. Mais je trouve dommage que ça ne soit pas un jour férié, spécialement cette année. Il y a aura beaucoup de commémorations près de la porte de Brandebourg. J’aimerais bien y aller. Mais même ce jour-là, il y aura des contrôles de présence à l’école ». 

Le Traité d'unification qui entre en vigueur le 3 octobre 1990, fixe la nouvelle date de la fête nationale allemande. C'est un jour sans émotion particulière, contrairement au 9 novembre. Mais ce dernier reste une date ambivalente dans l’histoire allemande, car il renvoie aussi à un anniversaire des plus sombres, celui de la nuit des pogroms contre les synagogues et la communauté juive en 1938, sous le Troisième Reich, dite Nuit de cristal.

Même si l’école fait un peu profil bas, Yannic Glowitz reste mieux informé que beaucoup de ses camarades. Des études menées auprès des jeunes montrent que les connaissances sur la RDA et le Mur sont plus que déficientes. Beaucoup croient que ce dernier a par exemple été construit par l’Ouest pour se protéger des immigrants un peu encombrants venus de l’Est.

Pour lutter contre ses lacunes, rien ne vaut des visites sur le terrain qui sensibilisent mieux les jeunes que des livres d’histoire un peu secs, comme le raconte Yannic Glowitz. « Il y a un an, on a visité l’ancienne prison de la police secrète est-allemande, la Stasi, dans le quartier berlinois de Hohenschönhausen . On a eu la chance de parler à des témoins qui ont été emprisonnés sur place. Ça nous a donné une lecture vivante de l’histoire et moins théorique ».

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