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Pakistan

L'armée s'empare d'un fief taliban

Deux attentats-suicide ont encore fait des dizaines de morts à Rawalpindi, siège du quartier général de l’armée, et à Lahore. L’armée, de son côté, affirme avoir pris la ville de Kanigurram, base des talibans au Sud-Waziristan et veut Hakimullah Mehsud mort ou vif.

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Avec notre correspondante à Islamabad, Nadia Blétry  

 « Il n’y a plus aucun terroriste à Kanigurram », a affirmé ce lundi le général Athar Abbas, porte-parole de l’armée. L’état-major s’est félicité d’avoir réussi à prendre l’une des villes les plus importantes du Sud-Waziristan réputée pour abriter des combattants ouzbeks ; des combattants proches des réseaux al-Qaïda qui ont trouvé refuge dans les zones tribales et ont parfois fondé des familles dans ces régions qui échappent au contrôle d’Islamabad.

La ville, également présentée par l’armée comme un centre nerveux du mouvement des talibans pakistanais, a été vidée de ses habitants. Les militaires affirment avoir fouillé toutes les maisons et avoir saisi un important arsenal d’armes, d’explosifs et de munitions.

Dimanche, un général annonçait déjà la fuite de 600 combattants étrangers. Des informations impossibles à vérifier de source indépendante.  Mais de l’avis des experts il est possible que ces combattants, extrêmement aguerris et qui ont notamment fait le jihad en Afghanistan, aient décidé de se retrancher dans les montagnes pour mener ultérieurement une guérilla contre l’armée.

Un combat qui, s’il avait lieu, pourrait s’avérer difficile car les militaires pakistanais sont en terrain inconnu dans ces montagnes hostiles, à la frontière de l’Afghanistan.

Hakimullah Mehsud mort ou vif

Cinq millions de dollars, c’est le montant de la récompense offerte par les autorités pour des informations permettant de capturer morts ou vifs Hakimullah Mehsud, le chef du mouvement des talibans pakistanais et 18 autres militants extrémistes. Dont Wali ur Rehman l’une des figures principales de l’organisation et Qari Hussain, connu pour former des kamikazes.

Récemment, les trois hommes ont donné une conférence de presse en toute impunité dans le Sud-Waziristan, une zone tribale frontalière de l’Afghanistan sur laquelle le gouvernement n’a aucun contrôle, même si depuis le 17 octobre dernier l’armée mène une offensive contre ce bastion des talibans et des combattants étrangers liés aux réseaux al-Qaïda.

Une campagne de presse a donc été lancée pour tenter d’obtenir des informations sur les militants. Plusieurs journaux de langue urdu et le quotidien anglophone The News ont publié des avis de recherches et les photos des principaux leaders extrémistes.

Les chaînes de télévision ont, elles aussi, fait mention des récompenses promises par le gouvernement en échange de renseignements. Ces avis de recherches sont diffusés au moment où le pays connaît une nouvelle vague de violence. Des attaques qui ont tué près de 300 personnes en un mois.

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