Accéder au contenu principal
Revue de presse Asie

A la une : l'Afghanistan, après la réelection de Karzaï

Publicité


Alors qu'Hamid Karzaï, tout sourire depuis lundi a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle, décrite de bout en bout par nos confrères comme un véritable fiasco, que va faire maintenant le président ?

Cette question, c'est la spécialiste de l'Asie du Sud au journal The Australian qui la pose. Amanda Hodge estime que seul un gouvernement d'union nationale avec la participation indispensable d'Abdullah Abdullah peut permettre au pays de sortir du cycle infernal « de la corruption et du népotisme. » Seulement, Karzaï et Abdullah ne sont pas prêts à travailler ensemble. En tous cas pas pour le moment.

Du côté américain, voilà des semaines que Barack Obama attendait la fin du processus électoral, écrit le South China Morning Post, pour prendre une décision sur le nombre de soldats supplémentaires à envoyer sur le terrain. « Le scénario qui s'est finalement dessiné ne va pas arranger les affaires de la Maison Blanche, » commente le journal.

Dans cet imbroglio afghan, le secrétaire général des Nations unies a fait une apparition remarquée ce lundi à Kaboul. Le Pakistan Times note que Ban Ki-moon s'est entretenu avec Hamid Karzaï et le Dr Abdullah dans une volonté d'apaisement. Mais le patron de l'Onu n'est pas allé au-delà d'un discours diplomatique « bien léché, poli et consensuel », note l'éditorialiste du quotidien, promettant, « ça ne coûte rien de le dire. Et de toute façon il n'y a pas d'autre choix, » que de travailler avec le président. A lire vos journaux, il semble que rien n'ait vraiment bougé dans ce pays. Que l'élection surtout ne changera rien, au grand dam des Afghans. Ce pessimisme ambiant renforce le caractère douteux qu'a pris le processus électoral. Et d'ailleurs aujourd'hui, plus personne ne parle des fraudes massives qui ont eu lieu au premier tour. Des enquêtes auront-elles lieu ? Saura-t-on un jour qui a orchestré ces entourloupes électorales ? Vos quotidiens n'ont pas la réponse. Nous non plus.

Au Pakistan, l'attention des journaux se portent sur les attentats à répétition et sur l'offensive de l'armée dans le Sud-Waziristan.

Et dans cette bataille contre les talibans et le terrorisme réunis, l'armée pakistanaise détient une arme fatale en la personne du général Athar Abbas. Voyez le jeune porte-parole de l'institution : le seul Pakistanais en fait, habilité à parler des choses militaires à la presse locale comme internationale. En ce moment, l'homme est plutôt occupé. Ce mardi, vous retrouverez sa photo dans Dawn car le général a lâché hier une petite bombe, pourtant passée inaperçue. « Nous avons trouvé, dit-il, des éléments prouvant l'implication de l'Inde aux côtés des terroristes du Sud- Waziristan. »

Avec le temps, nous nous sommes habitués aux déclarations à l'emporte pièce entre deux vieux ennemis : le Pakistan et l'Inde qui ne cessent de s'accuser mutuellement des plus grands maux. Cela fait plus de cinquante ans que cela dure. Cette fois, on y a jeté un œil expert. Voilà les faits. Selon le général Athar Abbas, l'armée pakistanaise a retrouvé au Sud-Waziristan « certains livres », -on ne sait pas lesquels- et plusieurs armes -on ne sait pas combien- qui prouveraient la complicité de l'Inde. Nous n'avons pas plus de détails. Rien ne prouve que cela soit le cas, mais le discours du général suffit à propulser l'information en Une de Dawn. C'est dire si les contentieux indo-pakistanais ont encore la vie dure. C'est dire l'influence d'Athar Abbas, «l'homme de com » de l'armée pakistanaise.

La Chine devrait bientôt renforcer sa coopération avec l'Afrique.

C'est le vice-ministre chinois du Commerce qui l'a annoncé ce lundi. Ces mesures dont on ne connaît pas le détail toucheront notamment les secteurs de l'agriculture, des infrastructures, du commerce et de la santé publique. Elles devraient être formellement présentées lors du quatrième forum de coopération Chine-Afrique qui s'ouvre dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh à partir du 6 novembre prochain.

Le China Daily se fait évidemment l'écho de cette volonté du gouvernement chinois de développer ses relations avec le continent africain. Et le journal de nous inonder de statistiques conquérantes. En voici quelques unes : en 2008, le commerce entre la Chine et l'Afrique représentait 107 milliards de dollars. C'est à dire deux fois plus qu'en 2006. Pour les neuf premiers mois de l'année 2009, les investissements directs de la Chine en Afrique auraient bondi sur un an de 78% à 875 millions de dollars. Le China Daily affirme enfin que Pékin a soutenu jusque là 900 projets de développement, dont la moitié, promet le journal, liée « à l'amélioration du niveau de vie des Africains. » Question : mais à quoi donc peut servir l'autre moitié de ces projets, si ce n'est au bien des populations africaines ?

Les écoles sud-coréennes sont menacées par le virus de la grippe A.

Le JoongAng Daily nous annonce que des centaines d'écoles ont fermé leurs portes à cause du virus A/H1N1 : 528 exactement, selon les chiffres du ministère de l'Education, qui sont restées portes closes samedi dernier, soit 101 de plus que vendredi. Un bilan qui explique le titre alarmant du journal : « Cent écoles ferment chaque jour. » Cela n'a rien à voir avec la réalité mais reflète la peur panique de la population, à quelques jours des examens d'entrée à l'université. En Corée du Sud, les autorités recensaient la semaine dernière, près de 9 000 personnes infectées par le virus de la grippe A. Autrement dit une progression de 100% des cas sur une semaine. Voilà pourquoi le gouvernement pourrait ce mardi passer au niveau d'alerte maximum : le rouge !

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.