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France

Les bons résultats des banques françaises

Frédéric Oudéa, le PDG de la Société Générale.
Frédéric Oudéa, le PDG de la Société Générale. (Photo: AFP)

La période traditionnelle des résultats des banques françaises débute cette semaine. La Société Générale ouvre la marche avec un bon résultat. Elle a annoncé, mercredi 4 novembre, 426 millions d'euros de bénéfice net au troisième trimestre. Jeudi 5 novembre, ce sera le tour de BNP Paribas. Aucun résultat négatif n'est attendu.

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Si les profits sont au rendez-vous, les banques ne sont pas pour autant sorties d’affaire. Il ne faut pas oublier, qu'il y a encore quelques mois, l'Etat français volait au secours des banques, comme d'ailleurs l'ont fait les autres pays avec leurs propres banques pour éviter la faillite.

Aujourd'hui, les banques françaises sont les premières en Europe à avoir remboursé totalement ou partiellement les aides de l'Etat. Actuellement, elles auraient remboursé les 13 milliards d'euros sur les presque 20 milliards que le gouvernement leur a prêté. Même si les banques sont sur la bonne voie, l'équilibre reste quand même fragile, et, pour le moment, les bénéfices affichés n'ont rien à voir avec ceux d'avant la crise financière.

L'heure est à la vigilance et les banquiers craignent les effets néfastes de la crise économique et sociale. On sait que les chiffres du chômage vont augmenter, et que le risque de faillites des entreprises est réel. Du coup, les banques mettent de l'argent de côté en prévision des futurs impayés.

Les banques françaises tirent mieux leur épingle du jeu que leurs voisins

Le système bancaire français est très encadré, ce qui diminue considérablement les tentations de prise de risque extrême. De plus, les banques de détail, c'est-à-dire celles qui s'adressent aux particuliers, sont restées stables. D'ailleurs, la Société Générale a gagné, cette année en France, un peu plus de 48 000 clients. Les banques françaises ont bien géré l'équilibre entre les dépôts et les activités sur les marchés financiers. A cela vient s'ajouter la situation économique française qui, même si elle reste terne, connaît un léger redémarrage ; ce qui n'est pas encore le cas chez nos voisins. Donc, pour toutes ces raisons, le secteur bancaire français retrouve des couleurs.

Certains pays sont plus touchés

En Allemagne, par exemple, les résultats de la Commerzbank sont mauvais avec une perte d'un milliard d'euros pour le troisième trimestre. Outre-Manche, la situation est bien plus grave. HSBC annonce qu’elle va supprimer 1 700 emplois au Royaume-Uni. Le gouvernement britannique va devoir injecter au moins 35 milliards d'euros supplémentaires dans la Royal Bank of Scotland et la Lloyds. L'Etat britannique entre en force dans leur capital, ce qui a fait réagir Bruxelles. L'Union européenne a sommé le Royaume-Uni de rétablir l'équilibre de la concurrence, obligeant les banques à mettre en vente 10% des agences de la banque de détail britannique.

Une opportunité pour les banques françaises

En vendant un millier d'agences de la banque de détail, les Britanniques vont attirer les convoitises ! L’occasion pour les banques étrangères de mettre un pied dans la City, qui est aujourd’hui la première place financière mondiale.

BNP Paribas a déjà montré sa capacité d'absorption avec le récent rachat du belge Fortis, mais c'est peut-être trop tôt pour elle de réaliser une nouvelle acquisition. La Société Générale pourrait être d'avantage intéressée par les activités de banque d'investissement. La Caisse d'Epargne pourrait se mettre sur les rangs à condition qu'elle arrive à convaincre son actionnaire, les caisses régionales, de sortir de l'Hexagone.

Quoiqu'il en soit,  les banques françaises ne seront pas les seules à lorgner sur le réseau bancaire Outre-Manche. Elles devront faire avec l'espagnole Santander, déjà bien implantée en Grande-Bretagne mais aussi avec Richard Branson, le patron de Virgin, qui prévoit de lancer dès 2010 sa propre banque, la Virgin Bank, au Royaume- Uni.

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