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Etats-Unis

Guantanamo : le casse–tête

La prison de Guantanamo.
La prison de Guantanamo. AFP/Montage RFI

Le président américain espérait en faire un atout politique. Guantanamo est devenu un véritable casse-tête.

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C’est l’un des premiers actes du nouveau président. Vingt-quatre heures après son investiture, Barack Obama signe un décret présidentiel ordonnant la fermeture de Guantanamo avant le 22 janvier 2010. Le monde entier applaudit le symbole.

Incarnation des dérives de la croisade antiterroriste de l’ère Bush, la prison militaire américaine a hébergé près de 800 détenus au total depuis son ouverture, au lendemain du 11 septembre 2001. En janvier, on en dénombrait encore 243. En neuf mois, moins de trente prisonniers ont quitté le centre de détention installé sur l’île de Cuba. Il reste dix petites semaines à Barack Obama pour trouver un point de chute aux 215 personnes encore emprisonnées à Guantanamo. Autant dire que la fermeture dans un délai d’un an est devenue mission impossible.

Le président américain espérait en faire un atout politique. Guantanamo est devenu un véritable casse-tête, qui a même valu au conseiller juridique de la Maison Blanche, Gregory Craig, d’être dessaisi du dossier. L’administration a encore une tâche gigantesque à accomplir. Elle doit convaincre un Congrès plus que réticent de débloquer les fonds pour financer la fermeture. Elle doit trouver des pays hôtes susceptibles d’accueillir les détenus « libérables ». Il lui faut transférer sur le sol américain ceux qui peuvent être jugés, soit devant la justice civile, soit devant les tribunaux militaires, dont Barack Obama a fini par accepter le maintien après avoir longtemps réclamé leur dissolution.

La question la plus insoluble concerne la soixantaine de présumés terroristes qu’on ne peut ni remettre en liberté, parce qu’ils sont considérés comme trop dangereux, ni traduire en justice parce que les preuves retenues contre eux sont insuffisantes ou ont été obtenues sous la torture.

 

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