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Madagascar

Ouverture de la réunion de l'Union africaine sur Madagascar

Le président de la Commision de l'Union africaine, Jean Ping.
Le président de la Commision de l'Union africaine, Jean Ping. AFP

La réunion sur Madagascar s'est ouverte mardi après-midi au siège de l’Union Africaine à Addis Abeba. Cette rencontre cruciale réunit les principaux protagonistes de la crise. Ils sont censés se mettre d’accord sur les modalités de la transition qui mènera aux élections présidentielles et législatives. La réunion doit se terminer le 5 novembre.

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Comment seront répartis les postes ? Y aura-t-il consensus sur les dirigeants de la transition ? Les mouvances politiques malgaches ont trois jours pour répondre à ces questions.

Le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, ouvre les débats : « La situation actuelle de Madagascar se caractérise par une lassitude quasi générale ressentie légitimement par la population. Le peuple malgache mérite un autre sort qui dépend entièrement de vous ici présents. La responsabilité des uns et des autres devant l’histoire est pleinement engagée. L’heure est à la mise en place effective des institutions de la transition de sorte qu’elles soient opérationnelles et que la route pour les élections législatives et présidentielle soit dégagée de tout obstacle. »

L’ancien président malgache Albert Zafy a rappelé que le pays s’enfonce dans une terrible crise économique et a insisté sur l’enjeu de la rencontre « Oui ou non, Madagascar sortira-t-il de la crise ? Si c’est oui, c’est la fête pour nous tous ; si c’est non, c’est un avenir sombre dont on ne connait pas la suite. »

L’élection présidentielle doit avoir lieu à la fin de l’année prochaine.

       

 

A quoi joue Marc Ravalomanana ? Certes, son obstination à empêcher que son tombeur, Andry Rajoelina, ne prenne la tête de la transition est compréhensible. Il ne faut pas donner le mauvais exemple en légitimant un putschiste, répète-t-il sans cesse. Mais au-delà de cette revendication, le président déboulonné en mars, ne cesse d’imposer des conditions qui commencent à exaspérer l’équipe de médiation.

C’est d’abord lui qui a refusé la tenue d’un sommet à Genève en octobre, préférant l’Afrique. Le 2 novembre, il a décidé de ne pas loger dans le même hôtel que les autres délégations, officiellement pour des raisons de sécurité. Le 3 novembre, il a ralenti les discussions en exigeant que l’on attende Joaquim Chissano, le chef de la médiation, coincé au Mozambique.

Il a snobé une première réunion qui devait rassembler les quatre chefs de file, y envoyant FetisonAndrianirina, son délégué « Monsieur Ravalomana a eu une obligation…Il m’a donc demandé de le représenter au cocktail », dit-il avec un ton teinté de malaise.

Cette attitude risque, en effet, de se retourner contre Ravalomanana et c’est sans doute ce qui rend l’ancien président, Didier Ratsiraka, si accommodant : « Oh, il a ses raisons et c’est à lui qu’il faut demander. On revient à 22h30,il n’ y a pas de problème ».

Effectivement, le premier huis-clos entre les chefs de file n’a finalement commencé qu’à 23h00 pour finir à 1h00 du matin. A ce rythme, les deux jours restants risquent de ne pas suffire.

 

 

 

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