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Etats-Unis

Fusillade sur une base militaire américaine

Des militaires près de Fort Hood, le 5 novembre 2009.
Des militaires près de Fort Hood, le 5 novembre 2009. AFP/Ben Sklar

Les Etats-Unis sont sous le choc après la fusillade qui a fait 13 morts et 30 blessés jeudi sur la base militaire de Fort Hood au Texas. C’est un officier d’origine musulmane qui a ouvert le feu sur des soldats en partance pour des déploiements à l’étranger, l’Irak et l’Afghanistan. Le président Obama a fait part de son émotion dans une intervention en direct à la télévision.

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Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du

La panique a été telle hier après midi sur cette base que l’on a d’abord cru à l’acte d’un commando, de deux voire de trois tueurs. Il semble finalement que le drame soit le fait d’un seul homme, un psychiatre militaire qui apparemment n’aurait pas supporté d’apprendre qu’il était sur le point d’être envoyé en mission en Irak.

La base de Fort Hood, qui est la plus grosse base militaire américaine dans le monde, a été bouclée pendant une partie de l’après midi. La sécurité sur les autres installations militaires a été renforcée. Il a fallu plusieurs heures aux enquêteurs pour conclure à l’existence d’un seul tueur, donné pour mort dans un premier temps. Il n’est finalement que blessé et actuellement en détention à l’hôpital.

On en sait un peu plus désormais sur cet homme

Le président américain réagit à la fusillade de Fort Hood

Le commandant Nidal Malik Hassan est né aux Etats-Unis, près de Washington, de parents d’origine palestinienne. Il a pu faire des études et devenir psychiatre en s’engageant dans l’armée. Il a longtemps travaillé au centre Walter Reed, dans la capitale fédérale, l’un des hôpitaux militaires où l’on soigne les soldats qui ont des problèmes psychiatriques lorsqu’ils reviennent de zones de combat. Pendant des années donc il a entendu la souffrance de ces hommes, traumatisés par leurs expériences en Irak et en Afghanistan, et il venait donc d’apprendre qu’on allait l’envoyer là bas.

En outre, certains de ses proches affirment qu’il se sentait rejeté voire harcelé au sein de l’armée à cause de ses origines musulmanes. Il aurait même essayé de quitter l’armée, sans parvenir à rompre son contrat.

En l’état actuel des choses les enquêteurs ne semblent pas penser à un acte politique, à un acte terroriste, mais évidemment l’émotion est forte. Les organisations musulmanes américaines se sont empressées d’ailleurs de condamner cet acte de violence.

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