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Revue de presse des hebdomadaires du 8 novembre 2009

Chirac se raconte

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On commence par la vedette de la semaine, Jacques Chirac. Chaque pas doit être un but, le livre de souvenirs de l’ancien président fait événement. Alors regardons ce qu’il contient puisque Le Point en publie les bonnes feuilles.
Jacques Chirac raconte ses débuts, son goût de la chose militaire, une carrière qu’il aurait bien aimé embrasser, mais ce fut la politique sous l’œil sourcilleux de Georges Pompidou qui l’envoie se battre sur le terrain. Chirac choisit la Corrèze. Le plateau de Millevaches. A Sciences Po, Paris, il rencontre Bernadette. Née Chodron de Courcel, « nous sommes restés indissociables, et les aléas de la traversée n’y ont rien changé ».
Chirac, qui est un homme pudique se livre enfin, commente Le Point. Et il est émouvant quand il évoque sa femme -comme à l’instant- ou quand il parle de sa fille malade.
Pour le reste, attention, il y a de la rancune dans l’air entre grands fauves... il égratigne Valery Giscard d’Estaing avec lequel, à Matignon, cela ne s’était pas trés bien passé . « Entre lui et moi, la communication a toujours été difficile. J’ai du mal à comprendre ses réactions, sa façon d’être et sa psychologie ». Voilà pour Giscard. Balladur en prend aussi un peu pour son grade, « si sûr de lui ». En revanche, il semble avoir apprécié sa cohabitation avec François Mitterrand, dont il apprécie la finesse d’analyse et la tactique. Au fond, il l’admire, et il lui est même arrivé de penser : « salut l’artiste ! ».

La chute du mur de Berlin

Le mur de Berlin. 20 ans après, la presse aligne dossier sur dossier. C’est bien normal, c’est un événement historique. Le mensuel Regards sort un numéro spécial de 100 pages pour remettre en perspective les événements de cette époque. Analyse politique et philosophique sont au rendez-vous, avec de grandes têtes de chapitre intitulées « La fin d’un empire, un modèle en miettes » ou encore « L’échec du communisme ? » Il y a aussi un article intitulé « Qu’avons-nous fait de ces 20 ans ? », signé Clémentine Autain. Robert Hue, ancien dirigeant du PC y donne également son point de vue. En deux mots, pour lui, il y a un « communisme d’après ».
Restons à gauche en regardant ce que fait L’Humanité-Dimanche : il sort un numéro spécial, avec une photo-choc en couverture. Deux hommes qui s’embrassent. « Le dernier baiser de Gorbatchev à Honecker ». Nous sommes le 7 octobre à Berlin, et le dirigeant de la RDA sait que le grand frère a choisi : Gorby laissera tomber le mur. Le 9 novembre, ce sera fait.
La Vie, hebdomadaire chrétien, donne également un large écho à la chute du mur de Berlin, avec cette fois une préoccupation d’actualité. « Quels sont les murs qu’il faut abattre aujourd’hui parce qu’ils séparent les hommes ? » Jean-Claude Guillebaud fait le tour du monde de ces amas de confettis qu’on trouve en Cisjordanie. A la frontière indo-pakistanaise. En Corée du Nord, à la frontière mexicaine, ou encore au Sahara occidental, le mur qui le sépare du Maroc.

Les confessions d’Agassi

VSD nous le dit : « André Agassi déballe tout ». L’ex-surdoué du tennis mondial publie un livre qui est une biographie, Open, dans lequel il raconte sa vie. Cela ne manque pas de rebondissements. Souvenez-vous, Agassi courait partout, dans tous les sens, quand il était petit, avec son père américain, qui l’avait entraîné dès l’âge de 7 ans. Il finit par tout gagner. Il joue comme un dieu. Or on apprend aujourd’hui qu’il détestait le tennis. Et s’il l’a fait c’est pour son père, « avec une passion sombre et secrète. »
La fin de sa carrière : 2006 à Flushing Meadows. Un dernier tour de piste au cours duquel il est dans un « tel état de délabrement physique qu’à 36 ans il se sent usé comme un vieillard. » Il raconte qu’il « s’est mis à genou, et qu’il a attendu pour qu’on en finisse. »
L’autre révélation racontée par VSD, c’est que Agassi s’était mis à la drogue en 97. Démasqué par un test de dépistage, il évitera les sanctions les plus dures. Le champion traversait une période dépressive.
Pourquoi? Il avait peur d’épouser l’actrice Brooke Shields. Le mariage se fera mais pas pour longtemps. Ensuite, il rencontrera l’amour de sa vie, avec laquelle il est toujours : la championne Steffi Graf, l’Allemande blonde comme les blés, qui lui redonne goût à la vie, tous les jours... Désormais, il est heureux, avec ou sans perruque... Car Agassi qui s’agaçait de perdre ses cheveux portait une moumoute : à Roland Garros en 90, plutôt que le match, c’est la seule chose qu’il craignait de perdre.

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