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Etats-Unis/Israël

La colonisation au centre des entretiens Netanyahu-Obama

Maale Adoumim, une colonie juive en Cisjordanie, située à l'est de Jérusalem.
Maale Adoumim, une colonie juive en Cisjordanie, située à l'est de Jérusalem. AFP/Menahem Kahana

Une nouvelle rencontre entre le Premier ministre israélien et le président américain doit se tenir, lundi 9 novembre. Elle s'annonce tendue. L’Etat hébreu refuse toujours le gel de la colonisation demandé par les Etats-Unis.

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Alors qu'elle aurait pu être insignifiante, la visite du Premier ministre israélien à Washington prend de l’ampleur et fait l’objet de nombreux commentaires dans la presse israélienne. 

La Maison Blanche n’a que tardivement confirmé la rencontre entre Benyamine Netanyahou et Barack Obama. « La relation entre Israël et les Etats-Unis traverse une crise », en concluait l’un des éditorialistes du quotidien israélien Haaretz, alors que l’entourage du Premier ministre de l’Etat hébreu s’efforçait de minimiser la signification de la lenteur avec laquelle l’administration américaine a annoncé la rencontre des deux dirigeants, dans le bureau ovale de la Maison Blanche.

Benyamine Netanyahou s’est rendu aux Etats-Unis pour prendre la parole devant les organisations juives américaines. Et sa rencontre avec Barack Obama, à cette occasion, intervient sur fond de divergences persistantes entre le gouvernement israélien et l’administration américaine.

Le Premier ministre de l’Etat hébreu estime avoir fait des gestes considérables en admettant publiquement, en juin dernier, l’idée d’un état palestinien et en consentant à un gel partiel de la colonisation juive des Territoires palestiniens. Mais Benyamine Netanyahou refuse d’aller plus loin, évoquant « la croissance naturelle » des colonies juives, imposant, selon lui, la construction de nouveaux logements pour les familles qui se créent et s’agrandissent.

Retrait annoncé de Mahmoud Abbas

Israël refuse donc le gel complet de la colonisation dont Barack Obama a pourtant souligné la nécessité lors de son discours au monde musulman, prononcé au Caire le 4 juin dernier. Ce moment délicat de la relation américano-israélienne a été amplifié par deux événements ces derniers jours.

D’abord les déclarations contradictoires de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, qui a créé la surprise la semaine dernière en appelant les Palestiniens à renoncer à l’exigence du gel de la colonisation comme préalable à la reprise des discussions (avant de rappeler que les Etats-Unis considèrent comme « illégales » les colonies construites après 1967).

Deuxième rebondissement quelques jours plus tard, lorsque Mahmoud Abbas a annoncé qu’il ne briguerait pas de second mandat, lors de la prochaine élection présidentielle palestinienne. Ce faisant, le dirigeant palestinien a fustigé l’attitude israélienne et critiqué, au passage, le manque de fermeté de l’administration américaine. Décision irrévocable ou appel pressant en direction de Washington pour qu’il exerce une plus grande pression sur Israël ?

Lors de leur premier face-à-face (en mai dernier à Washington) ou lors de la rencontre israélo-palestino-américaine de septembre à New York, Barack Obama et Benyamine Netanyahou n’ont pu que constater leur désaccord. La question est désormais de savoir si le président américain dispose d’une stratégie de rechange face au blocage de ses efforts au Proche-Orient.

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