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Congo-Brazzaville

Des refugiés venus de RDC en situation difficile

Selon le HCR, plus de 22000 personnes ont fui les violences interethniques.
Selon le HCR, plus de 22000 personnes ont fui les violences interethniques. UNHCR/P. Taggart

Les organisations humanitaires se disent préoccupées de la situation de plus de 20 000 personnes qui ont fui la RDC pour chercher refuge au Congo-Brazzaville.Cet afflux de réfugiés est lié aux violences interethniques qui se sont déclenchées il y a bientôt une semaine dans le nord-ouest de la RDC. Selon les autorités de Kinshasa, parmi ces réfugiés il y a des hommes en armes.

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Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les refugiés (HCR), plus de 22 000 personnes ont fui les violences interethniques liées à un conflit foncier entre les ethnies Munzaya et Enyele qui se disputent des droits de pêche dans le village de Dongou, dans la province de l’Equateur, en RDC. Selon les autorités de Kinshasa, parmi ces réfugiés il y a des hommes en armes.  

Un porte-parole du HCR a précisé ce mardi à Genève que la plupart des réfugiés, des femmes et des enfants, ont traversé, depuis mercredi dernier, la rivière Oubangui qui sépare les deux Etats voisins. Ces refugiés se sont installés dans des villages du district de Betou et Impfondo, dans le nord du Congo-Brazzaville. « Ils ont raconté à nos équipes qu’ils fuyaient les hommes de la tribu de Enyele qui, selon eux, vont de maison en maison pour piller, violer et tuer en majorité des civils Munzayas à Dongou et dans les villages alentours désormais virtuellement vides », a ajouté le même porte-parole de cette agence de l’ONU.

Ils sont nombreux. Il y a des hommes, des femmes, mais surtout des enfants... De très petits d'ailleurs, traumatisés par l'atrocité des événements.

Jean Mermoz Youndouka

La zone où se trouvent ces milliers de refugiés est difficile d’accès et les problèmes commencent à s’accumuler. Les organisations humanitaires qui travaillent sur place ont déjà dénombré quelques morts parmi ces réfugiés. Jean Mermoz Youndouka, responsable de l’ONG Médecins d’Afrique affirme que « les équipes sont débordées sur le terrain, faute de moyens ».

Mais parmi ces réfugiés qui ont afflué, on compte de nombreux hommes en armes, selon les autorités de Kinshasa. Celestin Mbuyu, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de la République démocratique du Congo, explique : « Les gens qui viennent avec des armes peuvent aussi troubler l’atmosphère de notre pays. Mais nous savons que c’est un pays voisin, un pays très proche. Donc, nous sommes en contact régulier. Par la voie diplomatique, nous allons réfléchir sur la manière de régler ce problème. Mais ce que nous souhaitons, c’est demander à tous ces citoyens de rentrer pour qu’ils assurent leur réinstallation et l’occupation de l’espace qu’ils avaient abandonné, suite aux brutalités dues à ces guerres. »

Le ministre de l’Intérieur, qui conduit une délégation d’élus et de la MONUC (mission des Nations unies en République du Congo), se rend dans la région pour tenter de trouver une solution à ce conflit. Quant à Emilienne Raoul, la ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité du Congo-Brazzaville, elle se rend sur place pour prendre la mesure de l’ampleur du drame. 

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