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Ethique

Un hôpital condamné pour acharnement thérapeutique

C'est une première, annoncée par le quotidien Le Figaro : le centre hospitalier d’Orange a été condamné en mai dernier pour avoir réanimé un nouveau né en état de mort apparente. Agé de 7 ans il est aujourd’hui très lourdement handicapé. Une expertise est actuellement en cours pour évaluer le montant du préjudice subi par ses parents.

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Pour la première fois en France, la justice sanctionne un hôpital pour avoir réanimé un nouveau né en état de mort apparente. Une situation fréquente dont les gestes sont codifiés dans les services de réanimation pédiatrique, et qui le plus souvent permet de rétablir un développement normal. Sauf que dans le cas du nouveau né de l'hopital d’Orange, rien ne s’est déroulé normalement, et c’est précisément celà que les juges ont sanctionné : « l’obstination déraisonnable des médecins constitutive d’une erreur médicale ».

Dès le début de l’accouchement, les médecins tardent à déceler une anomalie du rythme cardiaque du fœtus. Puis, lorsque le nouveau né voit le jour, il est en état de mort apparente. Comme c’est toujours le cas en pareille circonstance les médecins tentent de le réanimer mais sans succès.

Une nécessaire évaluation collégiale ...

Au bout de Vingt minutes le corps médical annonce le décès aux parents alors même que … les tentatives de réanimation se poursuivent. Dès lors on évoquer un « acharnement thérapeutique » : plus de vingt minutes plus tard, quand le cœur repart enfin les dommages causés par la privation du cerveau en oxygène sont irrémédiables.

Cette condamnation devrait donc rappeler aux médecins la nécessité d’évaluer collégialement, les conséquences de leurs traitements pour éviter toute tentation d’acharnement thérapeutique.
 

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