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France / Allemagne

Un nouveau rapprochement

Angela  Merkel et Nicolas Sarkozy déposent une gerbe sur la tombe du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe à Paris, le 11 novembre 2009.
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy déposent une gerbe sur la tombe du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe à Paris, le 11 novembre 2009. AFP/ Eric Feferberg

La chancelière allemande Angela Merkel a participé ce mercredi à Paris, au côté du président français Nicolas Sarkozy, à une commémoration sans précédent de l'armistice de la guerre de 1914-1918.  Les deux dirigeants ont mis l'accent sur la solidité de l'amitié entre les deux pays.

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Après avoir ravivé la flamme du souvenir sous l’Arc de Triomphe, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont prononcé deux allocutions d’une dizaine de minutes. Le président français a remercié la chancelière d’avoir accepté ce geste d’amitié, ce geste historique, en venant à Paris, ce 11 novembre.

Nicolas Sarkozy a d’abord salué la mémoire de ceux qui sont tombés pour la France, ces « Poilus », avant d’ajouter : « Nous ne commémorons pas aujourd’hui, la victoire d’un peuple sur un autre, mais une épreuve terrible qui a été vécue par les deux peuples. Pour en finir avec ce malheur, nous devons nous prendre la main ». « L’amitié franco-allemande est un trésor », a dit Nicolas Sarkozy. « Un cadeau », a déclaré Angela Merkel.

« J’ai été émue en venant ici », a confié la chancelière. « L’Allemagne est consciente des souffrances endurées par le peuple français mais la relation franco-allemande est unique. Aujourd’hui, nous ne sommes plus séparés par des frontières. Nos soldats combattent côte-à-côte [allusion à l’Afghanistan], l’Allemagne connaît la force de la réconciliation. Nous l’Europe, nous sommes ensemble, pour notre bonheur », a-t-elle ajouté avant de conclure, en français : « Vive la France, vive l’Allemagne et vive l’Europe ! »

Le chœur de l’Armée française a ensuite interprété l’Ode à la joie, symbole de l’unité européenne retrouvée.
 

Une nouvelle photo dans l'album de famille du couple franco-allemand.
Pour que ce rendez-vous soit possible, il aura fallu la mort du dernier combattant de la Grande guerre, ainsi pas de héros à qui rendre hommage, juste une volonté commune de tourner la page, de redire encore une fois « plus jamais ça ! »

Si Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont à eux deux ranimé la flamme du soldat inconnu, la commémoration côté français ne s'y résume pas. Bien sûr, la photo sous l'Arc de Triomphe en rappellera d'autre, notamment François Mitterrand main dans la main avec Helmut Kohl en septembre 1984, à Verdun, symbole cette fois des horreurs de la guerre.

En 1998, Jacques Chirac avait invité Gerhard Schröder à célébrer ensemble le 11-Novembre, l'Allemand avait refusé. Ne l'oublions pas, pour les Français cette date c'est l'armistice, la paix, pour les Allemands elle marque la défaite. Pour surmonter cela, il fallait une nouvelle génération et une forte volonté politique.
 

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