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Territoires palestiniens

Ramallah rend hommage à Yasser Arafat

Des Palestiniens commémorent à Ramallah la mort de Yasser Arafat.
Des Palestiniens commémorent à Ramallah la mort de Yasser Arafat. Reuters/Darren Whiteside

Des milliers de Palestiniens se sont rassemblés ce mercredi à Ramallah (Cisjordanie), pour le cinquième anniversaire de la mort de Yasser Arafat. Le leader historique de la cause palestinienne est décédé le 11 novembre 2004, à l’âge de soixante-quinze ans à l’hôpital de Clamart, près de Paris.

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Le mouvement islamiste palestinien Hamas a interdit toute commémoration de l’anniversaire de la mort de Yasser Arafat dans la bande de Gaza, zone qu’il contrôle depuis l’éviction en juin 2007 du Fatah, l’organe fondé par le président défunt. Mais à Ramallah, le mausolée blanc d’Abou Ammar, surnom de Yasser Arafat, est devenu un lieu de recueillement.

« Lorsque Abou Ammar était là, le monde entier nous respectait. Mais à présent, nous sommes faibles », lance cet habitant venu rendre hommage au président défunt. Sali Abou Nadir, trente-six ans, enseignant à Naplouse, exprime son amertume : « Nous sommes comme un ballon de foot dans lequel tout le monde tape ».

Même si le Hamas, mouvement radical, interdit toute commémoration de la mort de Yasser Arafat dans la bande de Gaza, certains de ces responsables lui rendent hommage : « Il croyait à l’option de la résistance comme une des options stratégiques pour permettre au peuple palestinien de recouvrer ses droits », déclare un représentant du Hamas, accusant au passage Mahmoud Abbas, le successeur de Yasser Arafat de ne pas avoir réussi à incarner les rêves de paix d’un Etat palestinien indépendant.

Avec la poursuite des activités de colonisation, la solution fondée sur le principe de deux Etats n'est plus d'actualité. Pour le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat, c'est le constat que doit désormais dresser l'Autorité palestinienne, cinq ans après la mort du chef incontesté de la cause palestinienne. Et en décidant de ne pas briguer un second mandat, Mahmoud Abbas n'a fait que constater son incapacité, contrairement à Yasser Arafat, à faire accepter à son peuple des négociations sans résultat concret.

Depuis la mort du dirigeant historique de l'OLP puis de l'Autorité palestinienne, les habitants de Cisjordanie occupée et de Gaza ont vu s'éloigner la promesse de voir s'établir un Etat palestinien indépendant et viable. Plus grave, la situation économique n'a cessé de se dégrader alors que se poursuivait la confiscation de terres palestiniennes pour la construction d'un mur de séparation ou de nouvelles colonies juives.

Dépourvu du charisme de son prédécesseur, Mahmoud Abbas a préféré tenter un dernier geste politique. Les Palestiniens espèrent désormais que ce véritable appel de détresse de celui qui reste président de l'Autorité palestinienne sera entendu par le gouvernement israélien, seul en mesure d'offrir une solution crédible pour le règlement de ce conflit israélo palestinien.

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