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Revue de presse Asie et Pacifique

A la une : la crise entre la Thaïlande et le Cambodge à propos de l’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra

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Le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, semble beaucoup apprécier le Premier ministre thaïlandais renversé. Il l’a invité au Cambodge et vient de lui offrir un poste de conseiller économique. Thaksin est arrivé hier à Phnom Penh et cela fait les gros titres de la presse cambodgienne.
Cambodge Soir rappelle par exemple que Thaksin est sous le coup d’une condamnation par contumace à deux ans de prison pour corruption. Qu’il a été chassé du pouvoir par les militaires en 2006. Et que la Thaïlande, qui a pris cette nomination comme une provocation, a aussitôt rappelé son ambassadeur, et que le Cambodge a fait de même, car malgré les accords signés entre les deux pays, le Cambodge n’a pas l’intention d’extrader Thaksin. Le gouvernement cambodgien estime que sa condamnation est politique.
Toujours du côté de la presse cambodgienne, le Phnom Penh Post cite Thaksin lui-même qui, sur son blog, affirme que son séjour au Cambodge n’est pas une provocation vis-à-vis de la Thaïlande, que pendant sa mission, il parlera de la pauvreté et de la situation économique, qu’il préservera les intérêts de la Thaïlande, qu’il n’est pas au Cambodge pour engager un bras de fer avec le gouvernement thaïlandais.

Mais rien n’y fait, du côté thaïlandais, la colère gronde

Le Bangkok Post annonce que l’Alliance du peuple pour la démocratie, le principal parti d’opposition à Thaksin, organisera dimanche prochain une manifestation pour protester contre l’attitude de l’ancien Premier ministre qui a en plus accordé une interview au journal britannique The Times dans laquelle il critique la monarchie et estime qu’elle doit être réformée.
L’éditorialiste du Bangkok Post se félicite lui que la réponse du gouvernement thaïlandais ait été mesurée. « Il faut que cela reste ainsi », estime le journal. « La Thaïlande pourrait perdre son influence diplomatique dans la région et ailleurs dans le monde en s’engageant dans le piège tendu par Thaksin ». « Mais le Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, a d’ores et déjà refusé de jouer le jeu de Hun Sen, le rappel des diplomates pour consultation est une mesure diplomatique et ne va pas vers une confrontation », conclut l’éditorialiste.

Dans la presse coréenne ce matin, l’incident naval d’hier fait les gros titres

C’est le Joong-ang Daily qui résume le mieux ce qui s’est passé hier : « les deux Corées ont eu leur premier accrochage naval depuis sept ans quand un navire nord-coréen a franchi la frontière maritime. Le bateau nord-coréen qui a été touché par un échange de tirs a dû faire demi-tour et le gouvernement nord-coréen exige maintenant des excuses. Il n’y a aucun blessé ni dégât côté sud-coréen », explique encore le journal. L’échange de tir a duré environ deux minutes le long de cette frontière nord, mais ce que ne rappelle pas la presse sud-coréenne c’est que cette limite a été fixée par les Nations unies après la guerre entre les deux Corées, mais qu’elle est contestée par la Corée du Nord. Le Joong-ang Daily rappelle que la Corée du Nord a tendance à multiplier les provocations à la veille de moments importants. Or cet incident intervient quelques jours avant la visite de Barack Obama en Corée du Sud et le sommet avec le président Lee Myung-Bak.
Pour le Korea Herald qui a interrogé des experts militaires il y a deux hypothèses : ou bien la Corée du Nord a planifié cet incident avant la visite de Barack Obama, ou bien le navire nord-coréen n’était tout simplement pas synchronisé avec le commandement militaire et a dépassé la frontière sans s’en apercevoir.
Le Chosun Ilbo est lui plus inquiet : le journal qui cite une source militaire affirme que ces derniers mois, la Corée du Nord a doublé son artillerie dans cette zone. Les militaires sud-coréens estiment que le Nord pourrait se préparer à une confrontation avec le Sud.

Au Pakistan, les jours se suivent et les titres de la presse se ressemblent : nouvel attentat du côté de Peshawar

Ce sont presque les mêmes photos qui font la une des journaux pakistanais : une voiture carbonisée au milieu d’un spectacle de désolation. Et toujours des bilans effrayants. Hier un kamikaze a tué au moins une trentaine de personnes sur un marché très fréquenté de Charsadda, dans la banlieue de Peshawar. Trente personnes qui viennent s’ajouter aux 2 500 qui ont été tuées dans cette vague de terreur qui frappe le pays depuis deux ans. Et c’est un peu comme si les éditorialistes pakistanais avaient épuisé toutes les analyses, tous les commentaires.
Alors à défaut, Dawn donne la parole aux talibans. L’un de leurs porte-parole affirme qu’ils sont engagés dans une guérilla qui sera dure et longue contre l’armée pakistanaise au Sud-Waziristan. Face à l’armée qui annonce qu’elle progresse et marque des points, le porte-parole des talibans, Azam Tariq, affirme que les soldats pakistanais n’ont que le contrôle des routes alors que les insurgés tiennent les forêts et les montagnes. Impuissant, Dawn reconnaît qu’il n’y a aucun moyen de vérification indépendant.

 

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