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France / Syrie

Bachar al-Assad à Paris

Le président syrien Bachar el-Assad accueilli par le président français Nicolas Sarkozy au palais de l'Elysée, le 12 juillet 2008.
Le président syrien Bachar el-Assad accueilli par le président français Nicolas Sarkozy au palais de l'Elysée, le 12 juillet 2008. Reuters

Bachar al-Assad doit être reçu, vendredi 13 novembre, par Nicolas Sarkozy pour un entretien suivi d'un déjeuner. C’est la deuxième visite du chef de l'Etat syrien à Paris. Il avait été reçu par le président français en juillet 2008, lorsqu'il était venu participer à la création de l'Union pour la Méditerranée et avait assisté au défilé de la fête nationale du 14 juillet.

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Ce voyage du 14 juillet avait marqué le grand retour de la Syrie sur la scène internationale. Entretemps, Damas a donné des gages, notamment concernant le Liban, longtemps sa chasse gardée. La Syrie exerçait une tutelle sur son petit voisin pendant près de 30 ans, jusqu'au retrait de ses soldats en 2005 après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, un meurtre dans lequel la Syrie avait été montrée du doigt. La communauté internationale exigeait donc que la Syrie use de son influence, toujours importante, pour favoriser l'élection d'un président libanais et la formation d'un gouvernement libanais. C'est chose faite.

Les présidents syrien et libanais Bachar al-Assad et Michel Sleimane se sont d'ailleurs rencontrés à Damas ce jeudi. Cette rencontre intervient trois jours seulement après la formation par le Premier ministre libanais, Saad Hariri, hostile à la Syrie, d'un gouvernement d'union, après cinq mois d'impasse. Un gouvernement qui inclut la minorité menée par le Hezbollah chiite, soutenue par la Syrie et l'Iran. Les deux présidents ont exprimé leur « volonté de poursuivre les consultations, la coordination et la coopération », a indiqué l'agence officielle syrienne.

La France pour une relance des négociations israélo-syriennes

Le président Assad s'est montré intéressé par une reprise des négociations avec Israël. Israël et la Syrie avaient eu en 2000 des discussions fructueuses. Elles avaient fini par achopper sur l'exigence de la Syrie d'un retrait complet par Israël du plateau du Golan, une hauteur stratégique dont Israël s'est emparé lors de la guerre des Six jours, en 1967, et qu'il a annexée depuis. Si pour la Syrie, le Golan n'est pas négociable, elle se dit prête à négocier avec Israël « d'autres éléments de la paix », comme l'eau, la normalisation des relations et les arrangements de sécurité.

En mai 2008, la Syrie et Israël ont repris des négociations indirectes par l'entremise de la Turquie. Mais elles ont été interrompues lors de l'offensive israélienne contre Gaza en décembre 2008-janvier 2009, qui a aussi jeté un froid sur les relations avec l'allié turc. Aujourd'hui, Bachar al-Assad demande à la Turquie d'améliorer ses rapports avec Israël pour assurer de nouveau une médiation. Cela tombe bien. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, déclarait, à la fin d'un entretien avec Nicolas Sarkozy, à Paris mercredi 11 novembre, qu’il cherchait à obtenir un accord sur ces questions avec la Syrie.

« Avec l'UE et de concert avec la Turquie, nous pouvons pousser à une reprise, sous une forme ou une autre, de discussions en montrant -avec toute la crédibilité requise- aux Israéliens (comme aux Syriens) qu'un règlement est à terme dans leur intérêt », a dit Nicolas Sarkozy au quotidien syrien al-Watan publié ce jeudi. « Damas et Paris coopèrent également sur d'autres dossiers régionaux, comme le dossier palestinien, la question de la paix au Proche-Orient, et celle de la relation avec l'Iran. Toutes ces questions seront au menu des entretiens du président Assad à Paris », écrit aussi al-Watan.

L'opposition syrienne craint d’être « sacrifiée »

L'opposition syrienne appelle la France à soutenir ses revendications pour la libération des détenus politiques, à l'occasion de la venue à Paris du président Bachar al-Assad. Le secrétariat provisoire de la « Déclaration de Damas » à l'extérieur s'adresse également à l'opinion publique française et à toutes les forces démocratiques en France et en Europe, leur demande d'apporter leur soutien aux revendications démocratiques du peuple syrien et d'exiger la libération de tous les détenus politiques en Syrie, selon le texte.

En 2005, les partis de l'opposition laïque et les Frères musulmans basés à Londres ont signé un texte fondateur intitulé « Déclaration de Damas ». Fin 2007, un Conseil national (organe dirigeant) de la « Déclaration de Damas » a été créé en Syrie mais plusieurs de ses membres, depuis, ont été arrêtés et condamnés à des peines de prison ferme.

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