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Liban

Le chef du Hezbollah pour le «dialogue national»

Hassan Nasrallah s’est félicité de la formation du gouvernement dont il affirme qu’il va servir les intérêts du Liban.
Hassan Nasrallah s’est félicité de la formation du gouvernement dont il affirme qu’il va servir les intérêts du Liban. Reuters / Issam Kobeisy

Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah,  a tenu un discours ce mercredi, jour des martyrs pour le parti chiite, au lendemain de la formation du gouvernement libanais. Un discours particulièrement important vu le contexte régional. Il a notamment évoqué la question sensible de l'arsenal militaire de son mouvement. 

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Avec notre correspondante à Beyrouth, Diane Galliot

Lors d'un discours retransmis sur grand écran devant des centaines de partisans à l'occasion de la « journée des martyrs » du mouvement chiite, le secrétaire général du Hezbollah n’a pas hésité à aborder la question du dialogue national que souhaite entamer le chef de l’Etat le plus rapidement possible. En clair, la question de l’armement du parti chiite, « ce qui veut dire discuter de stratégie de défense nationale », a dit le chef du Hezbollah.

Mais d’emblée, Hassan Nasrallah a posé ses jalons en appelant le gouvernement, « à patienter avant de mettre à l'ordre du jour les grands dossiers pour ne pas aller d'une crise à une autre », faisant référence à l'arsenal de son mouvement, principal point de litige entre la minorité parlementaire menée par le Hezbollah et la majorité du Premier ministre Saad Hariri qui a formé lundi un gouvernement d'union après cinq mois de négociations difficiles entre les deux camps.

Par ailleurs, il fait remarquer que l’élection du président Obama avait soulevé des espoirs dans le monde arabe mais que ces espoirs étaient retombés ces derniers mois, ces dernières semaines. « Nous sommes de nouveau dans une impasse », dit- il. Mais il se félicite du rapprochement entre la Syrie et l’Arabie Saoudite. Il appelle aussi à un rapprochement entre l’Arabie Saoudite et l’Iran et il dit soutenir la Turquie, si la Turquie apporte son soutien aux  Palestiniens.

Enfin, est- ce que la question du nucléaire iranien a eu une influence sur la formation tardive du gouvernement libanais? « Non ! C’est ridicule », dit- il, et il affirme que si la formation de ce gouvernement a pris autant de temps, c’est qu’il s’agissait de tractations internes.

Hassan Nasrallah s’est félicité néanmoins de la formation du gouvernement dont il affirme qu’il va servir les intérêts du Liban. Le Hezbollah a, rappelons-le, deux ministres dans ce gouvernement, celui de l’Agriculture et celui des Réformes administratives.   
 

 

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