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Japon / Etats-Unis

Barack Obama arrive au Japon dans un climat tendu

Barack Obama en route pour le Japon, sur la base d'Air force d'Elmendorf en Alaska.
Barack Obama en route pour le Japon, sur la base d'Air force d'Elmendorf en Alaska. Reuters / Jason Reed

Barack Obama est arrivé ce vendredi au Japon, première étape de sa première tournée en Asie. Une visite dans un climat tendu. En toile de fond, la réorganisation de la présence militaire américaine et l'avenir de la grande base d'Okinawa. Le nouveau Premier ministre de centre gauche, Yukio Hatoyama, s’était engagé à rééquilibrer ses relations avec les Etats-Unis.

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Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Aucun progrès n’est à attendre sur la question de la base militaire américaine d’hélicoptères de Futenma, à Okinawa, qui doit être déplacée dans une zone protégée, dans les discussions entre le président Barack Obama et le Premier ministre japonais, Yukio Hatoyama.

Le président américain rappellera tout de même que les Etats-Unis tiennent à voir l’accord de 2006 sur le déménagement de cette base, mis en œuvre. Le nouveau gouvernement japonais s’y oppose mais il n’a aucune solution alternative à proposer.

Autre sujet d’irritation : le Japon a annoncé l’arrêt en janvier de la mission de ravitaillement de la Marine japonaise dans l’océan Indien à la coalition internationale qui se bat en Afghanistan. En échange, le Japon s’engage à fournir cinq milliards de dollars sur cinq ans pour aider à la reconstruction de l’Afghanistan.

Barack Obama demandera au Premier ministre japonais, comment il entend distribuer cette aide à un gouvernement afghan corrompu alors que la présence japonaise dans le pays est très limitée.

Le Premier ministre Yukio Hatoyama et son Parti démocrate ont mis fin à 54 ans de domination du Parti conservateur. Le nouveau gouvernement japonais entend être traité d'égal à égal par les Etats-Unis et donc, réduire la relation de dépendance pathologique dans laquelle il s'est placé avec le protecteur américain depuis 1945.

Ce rééquilibrage ira-t-il jusqu’à une remise en cause du traité de sécurité ?

Les bases d'Okinawa servent à contenir la montée en puissance de la Chine, à intervenir éventuellement en cas de crise à Taiwan, et à répondre à la menace nord-coréenne. Si le Japon dénonce le traité de sécurité, il doit se doter de l'arme atomique. Or les Japonais ont encore la fibre pacifiste. Et les pays voisins, qui n'oublient pas la Guerre du Pacifique, ne veulent pas d'un Japon remilitarisé. Il l'est déjà suffisamment à leurs yeux.

Les bases d'Okinawa assurent la sécurité de l'Asie de l'Est, qui est dépourvue d'une organisation de sécurité collective comme l'OTAN en Europe, confrontée à une Chine dont les dépenses militaires augmentent de 15% par an, peut-être plus. Les pays de la région préfèrent un gendarme américain à un gendarme chinois. Mais le Japon et les Etats-Unis doivent redéfinir leurs relations alors que la Chine a réintégré le système international. Le Japon craint que les Etats-Unis ne créent un G2 ( Etats-Unis + Chine) au détriment de l'alliance Tokyo-Washington. 

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