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Somalie

Des pirates capturés par la Marine française

Un commando français prend d'assaut un vaisseau pirate somalien et arrête 12 hommes armés, le 12 novembre 2009, dans l'Océan Indien.
Un commando français prend d'assaut un vaisseau pirate somalien et arrête 12 hommes armés, le 12 novembre 2009, dans l'Océan Indien. AFP/Ecpad

La frégate française Floréal a intercepté, jeudi 12 novembre, douze présumés pirates dans le cadre de l'opération Atalante. Les suspects naviguaient à plus de mille kilomètres, au sud-est des côtes somaliennes. Les actions de piraterie se déroulent de plus en plus loin des côtes, alors que les patrouilles internationales se multiplient dans la région du golfe d'Aden et forcent les pirates à mettre le cap au Sud.

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Cette fois-ci, la Marine française a réussi à intervenir, avant que les pirates ne passent à l'action. L'Etat-major des armées a indiqué ce vendredi, à Paris, que la frégate de surveillance Floréal a été guidée par l'un des avions de patrouille maritime Merlin, déployés aux Seychelles par le Luxembourg, dans le cadre de l'opération Eunavfor-Atalante.

Ces informations ont permis à la Marine nationale d'effectuer un joli coup de filet : deux petits bateaux d'assaut (skiffs) et une embarcation un peu plus grosse, dans laquelle les millitaires français ont retrouvé des fusils-mitrailleurs, des lance-roquettes, des grappins, du carburant et des récepteurs de positionnement par satellite GPS (Global positioning system). Tout le matériel nécessaire pour lancer une attaque contre un bateau de commerce, autant « d'éléments » qui pourraient être retenus contre les douze pirates présumés qui ont été arrêtés jeudi.

Reste encore à savoir où ils seront jugés, car l'interception a eu lieu en haute-mer, à 800 kilomètres des Seychelles et à 1 200 kilomètres du port de Hobyo en Somalie. En principe, l'accord passé récemment entre l'Union européenne et le gouvernement des Seychelles prévoit que seuls les pirates interceptés dans la Zone économique de l'Archipel, c'est à dire dans un rayon de 360 kilomètres, sont transférés dans les prisons de cet archipel de l’océan Indien. Si les autorités de Victoria refusent de les prendre en charge, les pirates présumés pourraient être remis aux Kenya ou à la justice du Puntland, dans le nord de la Somalie, à plusieurs jours de mer de la zone de patrouille du Floréal.

 

 

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