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Brésil

Clôture de l'Année de la France au Brésil

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L´Année de la France au Brésil, lancée le 21 avril dernier s´achève dimanche 15 novembre par un grand spectacle à São Paulo. Pour la première fois, le Brésil se prêtait à inviter un pays sur son sol, en retour de l'Année du Brésil en France, en 2005.  

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Avec notre correspondante à Rio de Janeiro, Annie Gasnier

« La France n’est pas le pays du passé, le Brésil n’est pas le pays du futur. Nous sommes des pays au présent qui écrivons ensemble, le futur », déclare avec force Yves Saint-Geours, le président de cette « Année de la France au Brésil ».

C´était le défi de cet évènement : essayer de sortir des clichés, de cette France de la Tour Eiffel, des Châteaux de la Loire et des parfums, pour l´actualiser et la moderniser. Aux côtés des tapisseries des Gobelins, de l´impressionisme et des modèles signés Yves St-Laurent, il y a donc eu les feux d´artifices du Groupe F, les Plasticiens volants, un concours de slam, et de multiples rencontres entre écrivains, universitaires et chercheurs.

De quoi rajeunir le visage de notre Hexagone, explique le président de tous ces évènements, Yves Saint-Geours : « On craignait que les Brésiliens aient une idée un peu passéiste de la France. Parce qu’ils aiment notre culture, ils ont construit quelque chose de nouveau, eux, en dévorant tout ce que la France peut donner aujourd’hui dans le domaine culturel et dans celui des hautes technologies, de la science, de l’économie. L’objectif qui a été de montrer cette France moderne, diverse, ouverte, a donc été atteint, grâce à eux bien plus encore qu'à nous».

La visibilité offerte à la France a aussi profité au domaine économique avec de nombreuses missions croisées entre hommes d´affaires français et brésiliens. Les chefs d´entreprises en ont largement bénéficié, reconnaît Francisco Fragoso, qui représente au Brésil le constructeur de voiliers Benetteau : « Cette année a été difficile avec la crise et ses problèmes, mais tout le travail réalisé a renforcé la promotion et l´image des produits français au Brésil. Parce que le secteur nautique, depuis Jacques Couteau et Eric Tabarly, est bien ancré dans notre histoire et dans nos coeurs au Brésil. Et donc logiquement, ça nous a aidés à vendre, c´est sûr ».

Enfin, les hommes politiques ont aussi été très présents, le président français a effectué deux visites officielles en neuf mois, alors que Nicolas Sarkosy et son homologue Lula se sont déjà rencontrés dix fois cette année. Ce qui a renforcé ce « partenariat stratégique » qui unit désormais Paris et Brasilia, assure l´ambassadeur de France au Brésil, Antoine Pouillieute :

« L’année de la France au Brésil ce n’est pas uniquement quelque chose qui est fait pour s’amuser. L’objectif n’est pas festif, l’objectif est politique. Et en ce sens, je dirais que c’est sans doute l’élément de bilan le plus fort puisque jamais la relation bilatérale entre le Brésil et la France n’a été aussi forte et autant dans l’actualité ».

Au total, il y a eu plus de 500 manifestations labélisées dans 80 villes de cet immense territoire. Des évènements qui ont généré près de 1 500 reportages dans la presse et intéressés plus de 5 millions de Brésiliens. 

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