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Afghanistan

Kaboul se décide à lutter contre la corruption

le président Afghan Hamid Karzai
le président Afghan Hamid Karzai Reuters / Osman Orsal

Le président Hamid Karzaï devrait accepter la création d'une cour spéciale chargée de poursuivre les ministres suspectés de racket. Une décision qui intervient à la suite d'intenses pressions des dirigeants occidentaux depuis sa réélection. Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères, a publiquement reconnu que le président afghan était lui-même corrompu.

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Avec notre correspondant à Kaboul, Luc Mathieu

« Les ministres reconnus coupables de corruption devront rembourser et seront envoyés en prison », a prévenu le procureur général Ishak Alako. Jusqu'à maintenant, selon la constitution afghane, les membres du gouvernement ne pouvaient pas être renvoyés devant un tribunal.

Le procureur général a également annoncé la création d'une autre cour spéciale, qui ne sera pas réservée aux ministres. Ishak Alako entend éliminer la corruption d'ici à six mois.

Cet objectif paraît irréalisable. La corruption s'est infiltrée à tous les niveaux de la société afghane, depuis les policiers qui contrôlent les carrefours de la capitale jusqu'à certains membres de l'entourage d'Hamid Karzaï lui-même.

Malgré plusieurs déclarations de circonstance, le président afghan n'a jamais pris jusqu'à aujourd'hui de mesures efficaces. Le bureau chargé de la lutte contre la corruption est sous-financé, ne peut pas mener d'enquêtes, et n'a pas le droit de procéder à des arrestations.
 

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