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Chine / Etats-Unis

Obama à Shanghai : la Chine et les Etats-Unis n'ont pas à être des adversaires

Barack Obama rencontre des jeunes étudiants chinois, futurs cadres, au Musée de la science et de la technologie à Shanghai.
Barack Obama rencontre des jeunes étudiants chinois, futurs cadres, au Musée de la science et de la technologie à Shanghai. Reuters / Jim Young

Barack Obama est arrivé à Shanghaï dimanche soir en compagnie de sa secrétaire d'Etat Hillary Clinton. Les deux pays entretiennent de bonnes relations, mais les sujets de discussions ne manquent pas. Avant d'aller à Pékin rencontrer son homologue Hu Jintao, le président américain a rencontré les étudiants ce lundi matin. L'occasion d'un premier discours pour Barack Obama.

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Avec notre envoyée spéciale à Shanghaï, Delphine Sureau

C’est la première fois de sa vie que Barack Obama visite la Chine et il n’est pas venu pour donner des leçons mais plutôt pour rassurer. Il y a dans le monde de la place pour deux grandes puissances, c’est le message qu’il a voulu faire passer dans son discours ce lundi matin. «La Chine et les Etats-Unis n’ont pas à être adversaires», a-t-il dit.

Valérie Niquet

Mais son statut de grande puissance donne aussi à la Chine une nouvelle responsabilité sur la scène mondiale et Barack Obama est venu ici chercher une position commune avant le sommet sur le changement climatique de Copenhague. «Nous ne pouvons pas nous défiler, le monde nous regarde», a-t-il dit.

Le président américain a aussi salué le chemin parcouru par le pays en trente ans. Il a reconnu avoir été impressionné par la qualité de l’anglais des quelque 200 jeunes présents devant l’assemblée.

Après le discours, la séance des questions

Les étudiants ont posé une dizaine de questions auxquelles Barack Obama a répondu pendant une heure. Elles avaient été sélectionnées au préalable par les autorités chinoises. Quelques exemples : que comptez-vous ramener de votre voyage en Chine? Que faites-vous pour respecter la diversité dans le monde ? Etre prix Nobel de la paix, est-ce beaucoup de pression ?

Rien de très polémique donc, même si Barack Obama en a profité pour glisser que les Etats-Unis ne changeraient pas leur politique ni à l’égard de Taiwan ni de l’Afghanistan.

En fait, la question la plus surprenante n’est pas venue des étudiants mais d’un membre de l’équipe Obama. Elle portait sur la très lourde censure d’internet en Chine. «La liberté d’expression est essentielle pour un pays», a répondu Barack Obama, elle est nécessaire pour penser par soi-même et apparemment, le gouvernement chinois n’a pas censuré cette partie de l’échange, lors de sa diffusion à la télévision chinoise.
 

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