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France

Fillon devant les maires pour défendre la réforme des collectivités territoriales

(Photo : AFP)

Le Premier ministre François Fillon sera présent au 92ème Congrès annuel des maires pour débattre de la réforme territoriale et celle de la suppression de la taxe professionnelle. Les élus locaux de gauche comme de droite sont hostiles à la réforme des collectivités territoriales.

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C'est François Fillon qui se présentera devant les maires de France. Nicolas Sarkozy, lui, sera en Arabie Saoudite. Une façon comme une autre d'échapper aux sifflets qu'avait connu le Premier ministre l'année dernière et qu'il retrouvera sûrement cet après-midi lorsqu'il viendra pour tenter de calmer les élus qui grondent et multiplient les critiques vis-à-vis d'une réforme dont ils ne comprennent ni la logique ni le financement : c'est dire si François Fillon aura la tâche difficile.

En fait, l'Elysée et Matignon savent qu'ils auront du mal à convaincre. Et c'est pour cela que Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, a été prié de passer à l'action et de persuader les Français du bien fondé d'une réorganisation territoriale. L'opinion publique pour faire pression sur les élus ! Brice Hortefeux a regroupé autour de lui 16 élus pour faire le travail de promotion. Des explications qui n'enlèveront sans doute pas aux élus le sentiment que nous assistons à la disparition programmée de plusieurs échelons de la représentation démocratique à commencer par le département et les communes.

Déficit d'explications ?

Effectivement, il s’agit d’un manque d'explications et de concertations même si le gouvernement s'en défend car dans cette affaire, tous les élus, qu'ils soient de droite ou de gauche, peuvent légitimement s'inquiéter. Suppression de la taxe professionnelle et réforme des collectivités territoriales. Autrement dit, perte de recettes ajoutée à une perte de compétences, c’est beaucoup en même temps.

Trop même si l'on en croit la majorité, alors que l'opposition y voit tout simplement une « recentralisation punitive », un combat engagé par Nicolas Sarkozy contre le Parti socialiste qui détient la quasi-totalité des régions et des départements. Problème : des dégâts collatéraux sont prévisibles, ce que dénoncent les élus de droite sur fond de déficits records qui exigent que les économies passent par l'Etat, mais aussi par les collectivités territoriales.

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