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Sommet de la FAO

Un bilan décevant

Le pape Benoît XVI en compagnie de Jacques Diouf, le directeur général de la  FAO, le 16 novembre 2009.
Le pape Benoît XVI en compagnie de Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, le 16 novembre 2009. Reuters/Max Rossi

Le sommet sur la sécurité alimentaire s'est terminé ce mercredi à Rome. Un sommet qui n'a pas donné grand-chose, même si - au-delà des promesses - il a été marqué par quelques temps forts. Jacques Diouf, le directeur général de l’agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a affirmé qu’il faudra « agir rapidement » pour éradiquer la faim dans le monde et qu’il faudra « passer des paroles aux actes ».

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Dans le monde, un milliard de personnes sont mal nourries et dénutries. Et, toutes les six secondes, c'est un enfant qui meurt parce qu'il a faim. L'heure est au bilan d’un sommet qui, somme toute, n'a pas donné grand-chose. La déclaration finale du sommet a été adoptée lundi. Il s’agit d’un document d’une quarantaine de résolutions par lesquelles les participants se sont engagés à éradiquer la faim dans le monde. Mais la date butoir pour y parvenir – 2025 –, qui était dans le document initial, a été supprimée.

Autre insuffisance relevée dans cette déclaration : aucun chiffre ne figure sur les investissements nécessaires pour accroître la production agricole, encore moins les 44 milliards de dollars jugés nécessaires par le directeur-général de la FAO, Jacques Diouf. La déclaration prévoit seulement « d’inverser la tendance à la diminution des financements nationaux et internationaux consacrés à l’Agriculture des pays en développement ». Il ne s’agit là que d’une déclaration d’intentions et non d’un engagement ferme pour relever de défi de la faim qui touche, aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes à travers le monde.

Il y a eu, pourtant, quelques temps forts lors de ce sommet. Il y a eu cette voix morale, celle du pape Benoît XVI qui a dénoncé la spéculation qui met la nourriture sur le même plan que toutes les autres marchandises. Le pape qui a martelé qu’il faut qu’il mûrisse une conscience solidaire qui considère l’alimentation comme droit universel de tous les êtres humains - sans distinction, ni discrimination.

Et, puis, il y a eu Mouammar Kadhafi, le leader libyen qui a mis en garde contre « un nouveau féodalisme en Afrique », où des sociétés étrangères achètent d’importantes quantités de terres agricoles. Mais, pour le numéro un libyen, le problème le plus grave est celui des semences monopolisées par des entreprises qu’il a qualifiées de « diaboliques ».

Enfin, Robert Mugabe, le leader zimbabwéen, interdit de séjour depuis 2002 sur le territoire de l’Union européenne et qui participe à tous les sommets. Robert Mugabe qui a profité de cette tribune pour appeler à la levée de toutes les sanctions contre son pays. A noter, également, la première sortie internationale pour de nombreux chefs d’Etat, dont le Gabonais Ali Bongo et le Bissau-Guinéen Malam Bacai Sanha.

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