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Afghanistan

Kaboul sous haute surveillance

Hamid Karzaï (g) accueille le président pakistanais Asif Ali Zardari (d) à Kaboul, le 18 novembre 2009.
Hamid Karzaï (g) accueille le président pakistanais Asif Ali Zardari (d) à Kaboul, le 18 novembre 2009. Reuters / Musadeq Sadeq

La capitale afghane est sécurisée pour l'investiture d'Hamid Karzaï, jeudi matin. Il va être investi pour son deuxième mandat de cinq ans à la tête de l’Etat. Près de 800 personnes, dont 300 étrangers, sont attendues à Kaboul parmi lesquelles, des présidents, ministres, ambassadeurs, diplomates et autres invités de marque.

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Avec notre envoyée spéciale à Kaboul, Sophie Malibeaux

La ville est sous haute sécurité mais en cela, rien d’extraordinaire à Kaboul, où l’on est habitué à ces précautions sécuritaires. Les gens ont appris à vivre avec. Indépendamment des événements officiels, les points stratégiques de la ville sont tellement protégés que le tracé des rues praticables en est modifié. Pourtant, l’investiture du président Karzaï renforce la crainte d’attaques des talibans et les forces de sécurité sont encore plus sur le qui-vive que les autres jours.

Ce soir, mardi, malgré quelques barrages supplémentaires, les habitants ne sont pas restés cloîtrés chez eux comme il leur avait été demandé. Les rues étaient encombrées, car la population prépare les fêtes de l’Aïd. Demain jeudi, ce devrait être plus calme en ville.

L’investiture du président Karzaï pour un nouveau mandat est un événement sensible. Parmi ceux qui contestent sa légitimité, on trouve les soutiens de son rival qui accusent le président de l’avoir emporté grâce à la fraude. Mais il faut surtout compter avec les insurgés qui n’ont pas épargné la capitale ces derniers mois. Ils dénoncent tout processus électoral en présence de forces étrangères dans le pays.

Les craintes d’attentat sont donc élevées. Pour minimiser les risques, la journée de jeudi sera chômée. Les Afghans pourront peut-être suivre le discours du président Karzaï, à la télévision, pour la minorité ayant accès à l’électricité et à la télévision, ou à la radio pour les autres.

Les Afghans sceptiques réclament des actes

La plupart des gens que l’on rencontre dans la capitale, comme en province, en particulier dans le nord, font preuve de beaucoup de scepticisme quant aux changements qu’ils peuvent attendre à la suite de ces élections. La population regarde tout cela d’assez loin. Certains expriment une sorte d’optimisme forcené.

Les huit années passées ont été quasiment perdues pour la reconstruction du pays. Les Afghans souhaitent un sursaut de leurs gouvernants. Désormais, ils veulent des actes et ne se satisferont pas d’un simple discours.
 

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