Accéder au contenu principal
Irak

Report des élections législatives

La commission parlementaire des lois doit se réunir jeudi 19 novembre à Bagdad pour débattre de la loi électorale.
La commission parlementaire des lois doit se réunir jeudi 19 novembre à Bagdad pour débattre de la loi électorale. AFP / Sabah Arar

En usant de son droit de veto, le vice-président Tarek al-Hachémi compromet la tenue en janvier des législatives dont dépend la normalisation politique dans le pays. De même que le désengagement total des troupes américaines d'ici fin 2011.

Publicité

Pour expliquer son veto, Tarek al-Hachémi invoque la faible représentation parlementaire des minorités et celle des quatre millions d'Irakiens qui vivent à l'étranger. Le vice-président demande que leur quota augmente de 16 à 48 sièges au Parlement, qui doit passer de 275 à 323 députés. Un élargissement justifié par la croissance démographique du pays.

Les Kurdes menacent de boycotter le scrutin s’ils n’obtiennent pas une meilleure représentation dans la nouvelle assemblée. Car s’ils peuvent espérer retrouver les 53 sièges qu’ils détenaient dans la législature précédente, leur poids risque de diminuer avec l’augmentation du nombre des députés. Eux aussi exigent un quota supplémentaire, à l'instar des partis qui savent d'avance qu'ils n'auront pas assez de voix au niveau régional, mais qui comptent sur leurs scores cumulés au plan national pour avoir des élus.

Tarek al-Hachémi exige un retour à la législation précédente. Elle corrigeait en effet ces différents cas de figure en accordant d'office une représentation fixée à 15 % des sièges de l'Assemblée contre 5% selon les termes de la loi du 8 novembre dernier. En usant de son droit de veto, le vice-président sunnite hypothèque le calendrier politique et contrarie les plans du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki.

La commission parlementaire des lois doit se réunir jeudi pour débattre du texte. La législature se termine le 15 mars 2010 et les élections doivent avoir lieu au plus tard, 45 jours avant, soit fin janvier.

Mais pour la Commission électorale, il est quasi impossible d’organiser un scrutin dans un délai qui sera encore raccourci par les nouvelles discussions au Parlement. « Nous suspendons toutes nos activités, y compris l’enregistrement des listes des candidats et l’impression des bulletins de vote, jusqu’à l’adoption d’une loi électorale », a annoncé un responsable de cette instance indépendante.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.