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Football/Egypte/Algérie

Les supporteurs déferlent à Khartoum

Des supporters brandissent le drapeau égyptien, sur lequel on peut lire l'inscription "Egypte je t'aime". Khartoum, le 17 novembre 2009.
Des supporters brandissent le drapeau égyptien, sur lequel on peut lire l'inscription "Egypte je t'aime". Khartoum, le 17 novembre 2009. AFP

Des milliers d'Egyptiens et d'Algériens affluaient mardi dans la capitale soudanaise pour assister, mercredi, au match décisif de qualification au Mondial-2010 de football entre les deux pays arabes. La tension est à son maximum après les violences survenues en marge du match de samedi. 

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

À la veille de cette rencontre à hauts risques, l'ambiance est surchauffée dans la capitale égyptienne. Il en coûtera quatre cents euros à un supporter pour assister au match, soit huit fois le Smic. Qu’à cela ne tienne, vivre un moment historique n’a pas de prix. Pour preuve, ces milliers d’Egyptiens qui ont pris d’assaut les compagnies de tourisme offrant la formule avion, hôtel, et billet pour le match.

Des hommes d’affaires se sont mis de la partie, affrétant des avions pour transporter des supporters à leur compte. Pour les millions d’aficionados restés au Caire, tous les moyens sont bons pour manifester leurs encouragements. Le noir-blanc-rouge égyptien est partout, sur les véhicules, aux fenêtres, porté en cape ou peint sur le visage. Les chaînes de radio, télévision, publiques et privées, ne parlent que du match. Ou bien elles diffusent les images des sociétés égyptiennes dévastées à Alger par les supporters des verts, après le match de samedi. Dans ces conditions, l’appel du Parlement égyptien à la retenue et à combattre la zizanie entre les peuples frères, a peu de chance d’être entendu. Tout comme cet internaute solitaire qui appelle à boycotter ce match de fous.

Les autorités soudanaises ont ainsi mis à la disposition des supporteurs deux sites pour dormir, un pour chaque camp, distants de plusieurs kilomètres, afin d'éviter une nouvelle série de violences. Quelque 15 000 policiers sont prêts à intervenir en cas de débordements, a assuré le gouverneur de Khartoum. Le stade al-Merreikh d'Omdurman, ville jumelle de la capitale soudanaise, a une capacité de 41 000 places. Mais pour des raisons de sécurité, les autorités limiteront à 35 000 le nombre de spectateurs.

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