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Afghanistan

L'avancée des talibans

Carte RFI

A chaque jour son lot de violences. Ce vendredi, un kamikaze circulant à moto a fait exploser sa bombe à Farah dans le sud-ouest du pays. L’attaque a fait une trentaine de blessés. Quinze personnes ont été tuées dont un responsable de la police et deux de ses gardes du corps. Le Sud du pays n'est plus la seule partie du territoire à connaître une recrudescence des attaques

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La menace est devenue réalité. Il y a encore un an, le Conseil international sur la sécurité et le développement (Icos) estimait à 72 % la part de territoire sous « influence permanente » des insurgés. Désormais selon cette source, la capacité à agir des talibans serait passée à 97 %. Autant dire à la totalité du pays !

Jusqu’à présent, le gouvernement afghan minimisait cette menace. Un document officiel paru en août 2009, parlait d’attaques insurrectionnelles sur près de la moitié du territoire, avec toutefois des secteurs « entièrement sous le contrôle de l’ennemi ». Or, aujourd’hui, aucun endroit du pays n’est à l’abri des violences. Le Helmand et Kandahar, berceaux de la culture du pavot et des talibans ne sont plus les seules zones « hors de contrôle », comme c’était le cas sur la carte de l’Afghanistan en 2001. Les insurgés ont petit à petit regagné le terrain perdu et les deux grandes provinces du sud ne sont plus les seules à alimenter les colonnes des journaux.

Aucune province n’est épargnée

La province du Wardak au centre est entrée en 2007 dans la triste liste de l’agence de presse privée Pajhwok qui recense les régions les plus ciblées par les attentats. Pas un endroit sur la carte ne résiste : à commencer par le Nord, considéré comme relativement calme jusqu’à ces derniers mois. La campagne présidentielle a réveillé l’été dernier les ardeurs des extrémistes qui sont désormais actifs dans les provinces de Balkh et de Kunduz. Même chose à l’Est, du côté de la frontière Pakistanaise : les provinces de Paktia, de Khost et de Nangarhar. Et puis encore ce vendredi, à l’extrême sud-ouest du pays, avec ce kamikaze qui s’est fait exploser à Farah. La grande province frontalière de l’Iran était jusqu’ici, en partie préservée, car en grande partie désertique.

Ces violences quasi quotidiennes touchent en premier lieu les populations. Le 12 novembre dernier, la barre symbolique des 2 000 civils tués a été franchie. Selon Kyung-wha kang de la Commission des Nations unies aux droits de l’homme, 2021 afghans ont perdu la vie au cours des dix premiers mois de l’année 2009. Les deux tiers seraient morts dans des d’attaques lancées par les talibans.

Avec AFP

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