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Chine

L'accident minier tourne à l'affaire d'Etat

Les forces de police chinoise gardent l’entrée de la mine de charbon Xinxing à Hegang, dans la province du Heilongjiang, le 23 novembre 2009.
Les forces de police chinoise gardent l’entrée de la mine de charbon Xinxing à Hegang, dans la province du Heilongjiang, le 23 novembre 2009. REUTERS/Aly Song

Les familles des 104 mineurs tués dans l'explosion d'une mine de charbon demandent des comptes aux autorités. Quatre hommes sont toujours bloqués à 400 mètres sous terre, mais les chances de les récupérer vivants sont très minces, plus de 48 heures après le coup de grisou. Au-delà du drame et de la colère des familles, les autorités s'interrogent sur le coût humain de cette exploitation intensive des mines de charbon, souvent au mépris de la sécurité.

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Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

La colère est montée ce lundi aux portes de cette mine de charbon du Heilongjiang, pourtant en théorie l'une des plus sécurisée du pays.

Devant les grilles, les familles qui se sont regroupées dans un froid polaire dénoncaient le silence des responsables de la mine, plus de 48 heures après la catastrophe. « On croyait que la mine était sûre, que s'est-il passé ?... » Des explications que le directeur de l'entreprise a bien du mal à donner.

Bien qu'il s'agisse d'une mine autorisée, détenue par des capitaux publics de la province, les premiers éléments de l'enquête font apparaître des failles dans les système de contrôle de cette exploitation minière. Les responsables immédiats ont déja été suspendus de leurs fonctions, mais cela n'a pas appaisé la tension. On parle de corruption et d'arrangements entre les dirigeants de la mine et les autorités politiques pour réduire les coûts liés à la sécurité.

Le gouverneur de la province, Li Zhanshu, reconnaissait lui-même, ce lundi, une faute de la part des responsables de la province. « La croissance chinoise ne peut se faire au prix du sang des travailleurs ». Le gouvernement a pourtant engagé depuis quelques années une vaste réforme du secteur minier, avec la fermeture de milliers de puits jugés trop dangereux.

Mais les responsables locaux contournent facilement ces interdits, surtout en période de forte demande de charbon, comme c'est le cas en ce moment avec l'arrivée de l'hiver.

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