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Economie

Investissements : Le FSI sur tous les fronts

Usine Rio Tinto Alcan à Issoire, dans le Puy-de-Dôme, le 3 décembre 2007.
Usine Rio Tinto Alcan à Issoire, dans le Puy-de-Dôme, le 3 décembre 2007. AFP/Thierry Zoccolan

Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) pourrait revenir au capital de l’ancien fleuron de l’industrie française, Pechiney cédé au canadien Alcan. Un an après sa création, quel est le premier bilan de ce fonds souverain français destiné à soutenir les entreprises stratégiques ?

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Le Fonds stratégique d’investissement (FSI), le fonds souverain français, pourrait acquérir une partie du capital d’Alcan, une société canadienne qui a racheté une partie des anciennes usines Pechiney qui fabriquent des produits en aluminium pour l’aéronautique, la défense et l’automobile. Si l’on en croit des informations publiées, mardi 24 novembre 2009, par le quotidien économique Les Echos. Dix mille employés, dont la moitié en France, sont passés de Pechiney à Alcan, puis d’Alcan au géant minier anglo-australien Rio Tinto. 

Créé fin 2008, le FSI ne chôme décidément pas. Les études de dossiers des entreprises affluent pour ce fonds souverain à la française lancé par Nicolas Sarkozy en pleine crise économique.  Doté d’une enveloppe de 20 milliards d’euros, le FSI est en fait une société anonyme contrôlée à 51% par la Caisse des dépôts, l'Etat détenant le solde. Sur les 20 milliards d’euros, 14 milliards proviennent de participations de l'Etat et de la Caisse des dépôts dans des entreprises comme France Télécom ou le groupe hôtelier Accor.

Des fonds propres pour les entreprises

Les six autres milliards sont des liquidités immédiatement disponibles fournies à 50/50 par l'Etat et la CDC. Un milliard d’euros a d’ores et déjà été versé en février dernier, ce qui a permis au FSI de réaliser ses premiers investissements. En créant le FSI, Nicolas Sarkozy avait en tête une vocation double. D’une part, sécuriser le capital d’entreprises françaises qui pourraient être la proie de raids financiers hostiles en temps de crise. Et d’autre part, conforter des entreprises ne trouvant pas sur le marché l’argent nécessaire à leur développement. Mais face aux réactions de Bruxelles qui a dénoncé un plan d’aide déguisé aux entreprises françaises, le FSI insiste désormais sur sa mission d’investisseur dans des entreprises dont les projets sont rentables. Pas question d’être un fonds de trésorerie pour sauver les entreprises.

Le FSI n’a pas vocation à investir dans des entreprises qui ne seraient pas stratégiques (immobilier, grande distribution), ni dans le secteur financier. Le FSI investit uniquement dans des entreprises porteuses de compétitivité pour le pays, comme la haute technologie, l’automobile ou bien encore l’aéronautique et ce à travers des fonds sectoriels. Le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles a ainsi reçu 200 millions d’euros. Parallèlement, le FSI a investi directement dans de nombreuses sociétés, comme notamment l’équipementier automobile Valeo.  
 
Un soutien aux biotechnologies

Le FSI aide également les petites et moyennes entreprises dites de croissance c’est-à-dire qui ont des capacités de développement mais qui ne trouvent pas de fonds propres. Il a ainsi fait son entrée dans le capital de Gemalto, le spécialiste des cartes à puce ou bien encore 3S Photonics, une PME spécialisée dans la fabrication de composants électroniques pour les télécommunications.
 

Dans le secteur des sciences du vivant, le FSI a annoncé, mardi 24 novembre 2009, le lancement officiel d’un fonds pour les biotechnologies qui sera géré en partenariat avec les instituts de recherche Pasteur et Curie et la société Natixis. Ces fonds publics doivent financer des systèmes d’imagerie ou la production de biomédicaments, ces nouveaux médicaments fabriqués à partir de recherche sur les cellules, les gènes ou les tissus humains. Un secteur qui, dans les prochaines années, devrait générer plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires.

 

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