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Gabon

Opération de recensement des fonctionnaires

Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a décidé de faire la chasse aux faux fonctionnaires.
Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a décidé de faire la chasse aux faux fonctionnaires. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Le gouvernement de Libreville a décidé de faire un audit de la fonction publique. Il y actuellement au Gabon, pays de 1,5 million d’habitants, plus de 30 000 serviteurs de l’Etat. Ce recensement permettrait de démasquer les faux fonctionnaires et de contrôler plus strictement les dépenses de l’Etat.

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Combien y a-t-il de fonctionnaires au Gabon ? A qui profite la lourde masse salariale qui grève le budget de l’Etat ? Le gouvernement d’Ali Bongo veut trouver des réponses à ces questions. Il a lancé, lundi 23 novembre, un recensement de tous les fonctionnaires. Aujourd'hui, le Premier ministre Paul Biyoghé Mba donne l’exemple, il supervise le recensement effectué par tous ses ministres.

Après le grand nettoyage à la présidence de la République et dans la haute administration, Ali Bongo Ondimba et son gouvernement s’attaquent à un grand mammouth : la fonction publique, premier employeur du pays avec 35 000 agents pour une masse salariale de 336 milliards de francs CFA (plus de 510 millions d’euros) en 2009. Au terme de l’audit, le gouvernement est certain de démasquer les faux fonctionnaires et tous ceux qui perçoivent un salaire, des primes ou des indemnités non mérités.

Selon Yolande Nyonda, secrétaire générale du ministère de la Fonction publique : « On met une équipe dans chaque ministère afin de faire un enrôlement, c’est-à-dire avec tout l’aspect biométrique, la photo, les empreintes digitales... C’est grâce à cela qu’on va démasquer "les mauvais fonctionnaires", pour ne pas dire "les faux fonctionnaires". Donc, par exemple, les doublons quand la même personne prend deux ou trois salaires. Cela sera impossible maintenant ».

L’opération qui prend fin le 15 janvier prochain s’étendra également dans les missions diplomatiques. Les militaires et les parlementaires sont aussi concernés. Chacun doit remplir une fiche individuelle de recensement, fournir ses diplômes, son acte de naissance, ainsi que ceux de ses enfants légaux. Un « téléphone vert » a été mis en place pour rassurer les agents paniqués.
 

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