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Royaume-Uni / Guerre en Irak

Retour sur l'engagement en Irak

Le président John Chilcot (c) lors du premier jour de travail de la commission sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak, à Londres, le 24 novembre 2009.
Le président John Chilcot (c) lors du premier jour de travail de la commission sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak, à Londres, le 24 novembre 2009. Reuters/Pool

La commission sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak a consacré mardi 24 novembre sa première audience publique aux relations entre l'Amérique de George W. Bush et le gouvernement de Tony Blair. Cette commission chercher à savoir pourquoi Tony Blair a-t-il décidé d'engager les forces britanniques dans la guerre ne Irak. Dès sa déclaratin liminaire, son président, John Chilcot, a promis une enquête critique. C'est la plus vaste investigation jamais menée jusqu'ici par un pays impliqué dans la guerre en Irak.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Premier témoin à répondre aux questions de la commission d'enquête publique, sir Peter Ricketts. A la tête en 2001 du comité de liaison du renseignement, il a indiqué que gouvernement britannique s’était tout d’abord démarqué de l’administration américaine lorsqu’à son arrivée au pouvoir, l’équipe de George Bush commençait sérieusement à évoquer un changement de régime en Irak.

Interrogé sur la menace posée par Saddam Hussein début 2001, Peter Ricketts a expliqué qu’elle était palpable et que l’Irak donnait clairement l’impression de chercher à se doter d’armes de destruction massive, mais que malgré les inquiétudes de Londres, personne au sein du gouvernement à l’époque n’était en faveur de la destitution du leader irakien.

Une politique qui allait pourtant radicalement changer après les attaques du 11-Septembre et pousser l’ancien Premier ministre Tony Blair à s’aligner sur les vues de son allié américain.

Michel Carlier

Et pour rentrer en guerre, il fallait les preuves d’une menace réelle d’où le fameux dossier sur les armes de destruction massive et qui sera au centre de l’audience publique demain mercredi.

En attendant, le président de la commission d’enquête, John Chilcot, a promis de ne pas répugner aux critiques là où elles sont justifiées. Une réponse à ceux qui font remarquer que cette commission a été choisie par le gouvernement de Gordon Brown. Ils craignent que cette enquête, comme celles qui l’ont précédée, ne blanchisse à nouveau Downing Street.

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